Articles pour le tag: Popper
Karl Popper, La société ouverte et ses ennemis, L’ascendant de Platon
Doxographies, Philosophie, Politique Altruisme, Arendt, Christianisme, Collectivisme, Communisme, Egoïsme, Fascisme, Individualisme, Marxisme, Nazisme, Périclès, Platon, Popper, Russell 6 commentaires »
La société ouverte et ses ennemis est défini selon les propres mots de son auteur, Karl Popper (1902-1994), comme étant son « effort de guerre. » Il fut écrit pendant la Seconde Guerre mondiale par ce Viennois d’origine alors exilé en Nouvelle Zélande. Dans cet ouvrage, il cherche à cerner l’origine du totalitarisme. Il la trouve chez Platon, ou même avant chez Hésiode ou Héraclite sous des formes plus atténuées. C’est à la pensée politique totalitaire de Platon qu’est voué le premier tome.
Dialogue sur la peine de mort
Politique, Société Droit, Justice, Mort, Popper, Société Pas de commentaire »Le fondement de la morale
Philosophie, Politique, Sexus Empiricus Albert, Antinomie, Buridan, Conjecture, Démocratie, Ethique, kant, Liberté, Morale, Nietzsche, Pédophilie, Popper, Sartre Pas de commentaire »
Nous avions montré il y a quelques temps que la morale reposait toujours sur un dogme ou quelque chose comme cela en raison des trilemmes de Fries ou de Münchausen ; la morale, comme le remarque Sartre avec l’élève qui était venu le chercher, tombe dans des conflits des devoirs et autres antinomies. Si bien que l’on se retrouve toujours tel l’âne de Buridan, non pas qu’on soit incapable de faire choix, mais incapable de choisir en raison la morale qui nous permettrait de faire ce choix.
Platon, Gorgias
Doxographies, Philosophie Aristophane, Aristote, Calliclès, Démocratie, Désir, Diogène, Duhot, Gogias, Laërce, Nietzsche, Plaisir, Platon, Popper, Socrate, Tyrannie, Xénophon Pas de commentaire »
Le Gorgias est-il encore socratique, comme semblait le penser Popper ? Pourtant, Socrate y blâme Périclés. Il souhaite ne pas répondre aux besoins des Athéniens mais plutôt aller à leur encontre en les rendant plus justes : c’est la porte ouverte à la tyrannie de la République. Soit ce dialogue est platonicien et on peut y voir là l’empreinte de Platon. Soit il est socratique et cela signifie que Socrate avait aussi certains penchants totalitaires.
Réalisme épistémologique et déterminisme
Philosophie Bergson, Déterminisme, Idéalisme, kant, Laplace, Liberté, Métaphysique, Nécessitarisme, Poincaré, Popper, Réalisme, Science, Wittgenstein Pas de commentaire »
Le déterminisme n’est pas une fatalité – si on ose ce mot. Il n’est fatal qu’en raison d’une conception épistémologique particulière, réaliste. Une première tentative pour s’en détacher fut celle de Kant, mais il n’est pas allé assez loin. Si le monde nouménal échappait au déterminisme – entendons aux catégories de l’entendement, au principe de causalité – le monde phénoménal restait lui soumis au déterminisme, aux lois. Il faudra attendre l’épistémologie du XXè pour que le détachement soit complet avec des auteurs comme Popper , Wittgenstein ou Poincaré, ou des philosophes comme Bergson. Ce dernier dit par exemple que la représentation du temps que nous avons, qui le géométrise, n’est pas le temps, que se le représenter en tant qu’étendue, c’est le dénaturer. Pour Popper, une loi devant par définition être réfutable, on sait par conséquent qu’elle ne dit pas le réel, qu’elle est plus une construction qu’un reflet fidèle du réel. Ainsi, notre connaissance du monde est nécessairement imparfaite.
De la fin de l’histoire
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Fukuyama pense que la démocratie libérale se trouve à la fin de l’histoire. Marx pensait que c’était la société sans classes. Du coup, Lénine, suivant le mot de Popper, « appuyait l’inévitable » afin de précipiter la chute de la société capitaliste. Il suffisait d’aider l’histoire à s’accélérer. De même, Fukuyama trouve que les néoconservateurs font preuve d’historicisme, puisqu’il pense que ceux-ci veulent « appuyer l’inévitable » arrivée de la démocratie.
Du fondement de la morale
Philosophie Dogme, Ethique, Fondement, Hans Albert, kant, Morale, Pitié, Popper, Raison, Schopenhauer Pas de commentaire »
Que l’on cherche bien comment on fonde la morale. Par le théologique ? Dogme. Par la raison ? On retombe sur un dogme selon tous les raisonnements. Fondez-la sur la pitié : pourquoi devez-vous être pitoyable ? Parce que. Dogme. Sur la raison : pourquoi devriez-vous agir conformément à l’impératif catégorique ? Parce que. Dogme.
Approche poppérienne du problème du déterminisme
Philosophie Contingence, Déterminisme, Liberté, Lois, Nécessitarisme, Popper, Science Pas de commentaire »
Si l’on oppose liberté et déterminisme, est-ce que l’échec du déterminisme entraîne la liberté ? Admettons-le, à titre d’hypothèse. En ce cas, il ne peut y avoir un déterminisme rigoureux que si on admet le réalisme épistémologique des théories, c’est-à-dire que les lois scientifiques nous parlent vraiment du monde. Mais pour Popper, ce n’est pas possible : une théorie scientifique doit nécessairement être falsifiable, qui pourra peut-être être falsifiée et qui devra l’être. Ainsi, une loi scientifique tombe toujours à coté ; il y a par conséquent une part de contingence, autrement dit, de hasard – de liberté?
Comment peut-on être poppérien ?
Philosophie Popper, Pyrrhon, Rationalisme critique, Scepticisme 2 commentaires »Karl Popper. Pourquoi sa Logique est-elle écrite à la première personne – comme, semble-t-il, tous ses livres – et pourquoi parle-t-il toujours de sa théorie ? C’est, je pense, une conséquence épistémologique de sa philosophie. S’il parlait de la théorie en général, il serait dans une perspective conventionaliste, essentialiste, lamarckienne dans laquelle il tenterait de faire évoluer une théorie de l’intérieur ; au contraire, sa pensée est falsificationiste, nominaliste, darwinienne, où il y a des théories qui sont en concurrence les unes avec les autres, dont la sienne, et sont sélectionnées.
