Articles pour le tag: Nietzsche

La maladie des psychologues – fragment gnouroso-nietzschéen

Philosophie 9 commentaires »

Notre modernité a inventé une science de la santé qui ne se contente pas de guérir les corps, mais aussi de soigner les âmes. Cette science – car elle se prétend plus qu’un art – possède son corpus bien défini, ses théoriciens bien identifiés, ses praticiens bien formés. La psychologie sait ce qui ne va pas, elle sait pourquoi ça ne va pas. Elle sait surtout comment ça doit être, comment ça devrait être. La psychologie, science de l’esprit, révélation du mystère fondamental des tréfonds de l’âme humaine.

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Changer le monde – fragment gnouroso-stirnero-nietzschéen

Philosophie 4 commentaires »

Friedrich NietzscheTu sais, le monde ne sera jamais comme tu souhaites qu’il soit. Aujourd’hui, tu luttes contre telle injustice qui te paraît révoltante. Soit elle s’installera, et tu continueras de lutter. Soit elle disparaîtra, et tu trouveras une autre lutte. Jamais ton âme, ton esprit de justice ne sera au repos. Ton combat est perpétuel. Il y aura toujours une injustice. L’injustice, c’est le tonneau des danaïdes que jamais tu ne parviens à finir. L’injustice, c’est l’outre d’Ulysse qui jamais ne tarit, à rendre soul un cyclope qui ne voit pas bien. Lire la suite »

Que le football se joue avec les pieds

Sport studies 3 commentaires »

Footballeurs

Pourquoi le football est-il le sport le plus populaire de la planète ? Parce qu’il se joue avec les pieds, mieux : parce qu’il requiert une certaine dextérité des pieds, une pexdérité [1]. Or travailler cette dernière plaît aux jeunes enfants, qui prennent plaisir à voir s’épanouir toutes leurs qualités naturelles. Jean-Jacques Lui-Même n’eut pas craint d’ajouter les jeux de ballons aux loisirs d’Emile. En tout cas il eut compris leurs succès dans les cours d’école du monde. Lire la suite »

Malaise dans la culture. Éloge de la superficialité

Philosophie 11 commentaires »

Michel OnfrayDernièrement, je songeais un peu naïvement à la méthode que Michel Onfray préconise en philosophie. Selon un certain nietzschéisme, étudier l’homme à partir de l’œuvre, et lire l’œuvre complète. Je songeais même à appliquer cette même méthode à Michel Onfray, d’une façon toute réflexive. Mais en fait, il est possible que j’abandonne le projet assez tôt.

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Où l’on apprend qu’il ne faut pas renifler son Moi

Art, Choses dites, choses vues 3 commentaires »

Lorsque je lis Romain Gary, parmi mille sensations et morceaux d’intelligence, j’ai l’impression d’un mélange de Nietzsche et de Levinas : méfiance vis-à-vis du Moi, éloge du féminin, etc.
Dans mon panthéon personnel Gary est au sommet. Il a même quelques pouvoirs. Ainsi, il donne du sens aux propos apparemment abscons du philosophe juif [1], ou rend sensible à la profonde gentillesse comme à la réelle générosité qui anime les écrits de Nietzsche — qui, tel que je le lis, n’est pas un méchant mais un gentil, un Gary plus fou, plus métaphysicien. Ces penseurs font partie du même giron, que je ne maîtrise pas encore assez.
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Quelques questions qu’on aurait pu poser à Michel Onfray

Choses dites, choses vues 7 commentaires »

Samedi dernier, Michel Onfray était l’invité de Laurent Ruquier dans son émission On n’est pas couché pour présenter ses derniers livres et faire face aux questions d’Aymeric Caron et de Natacha Polony.

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Le philosophe doit-il se marier ? Et mourir en Socrate plutôt qu’en Nietzsche

Sexus Empiricus 7 commentaires »

Les rapports des philosophes au mariage, au couple, à l’union, ont toujours été compliqués. Il n’y a qu’à voir la façon dont Sartre est parvenu à arnaquer Simone de Beauvoir avec sa subtile distinction entre « amour contingent » et « amour nécessaire » : c’est en assénant ce genre de choses aux femmes que l’on se retrouve après avec des pavés féministes, des gender studies et, encore plus grave, Judith Butler.

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Les souffrances infernales et immanentes du grand malade

Société Pas de commentaire »

Le cancer, et évidemment bien d’autres maladies, entraînent des traitements très lourds, qui torturent son homme. Ils affichent clairement aux yeux de tous la souffrance qu’ils provoquent. Ils marquent durablement la chair de celui qui les subit, rajoutant parfois aux souffrances de la maladie elle-même, qu’ils ne parviennent parfois même pas à guérir. Dans certains cas, laissez-faire la maladie : vous mourrez dans de grandes souffrances, mais rapidement ; soignez-la : vous mourrez dans d’encore plus grandes souffrances, mais plus longuement.

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Après (et surtout avant) BHL, d’autres victimes de Jean-Baptiste Botul

Choses dites, choses vues 20 commentaires »

Jean-Baptiste Botul, La vie sexuelle d'Emmanuel KantEn recherchant un peu sur Internet, on tombe facilement sur de nombreux textes où l’on considère Botul avec autant de sérieux, sinon plus, que Bernard-Henri Lévy (entendons, autant de sérieux que BHL en mit, car il est difficile de considérer BHL avec sérieux). Amazon et Google Books permettent en effet de faire des recherches sur l’ensemble du texte de certains ouvrages. Très instructif.

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L’Eternel Retour

Philosophie 15 commentaires »

Gilles DeleuzeDeleuze a donné une interprétation de l’Eternel Retour de Nietzsche si pertinente qu’on la prend volontiers pour la thèse que Nietzsche défendait lui-même, tout en ignorant bien souvent que cette conception est en fait de Deleuze. Laissons de côté, pour l’instant, ce que Nietzsche disait lui-même à ce sujet, pour nous concentrer sur ce que Deleuze entendait.

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