Articles pour la catégorie : 'Société'

Petit propos sur les amours macroniennes

Choses dites, choses vues, Société 4 commentaires »

Une tendance existe : face à l’extraordinaire, en chercher les propriétés propres, et tenter de l’expliquer. C’est parce qu’il est ce qu’il est, que Macron a pu gagner.

Face à l’extraordinaire, en cherchant les propres, certains retrouvent des caractéristiques bien connues de leurs esprits. Ils sont savants. Mais les propres ne sont plus découverts, ils sont déjà là, reconnus ; alors se lance l’analyse. Automatique.

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De la difficulté d’être de droite

Société 9 commentaires »

Avant

Autrefois, je pouvais jouer à dire à mes amis que j’étais de droite. C’était facile. Il suffisait de ne pas se dire de gauche. Pour l’essentiel, c’était ne pas croire que déclarer soutenir le camp du bien suffisait à faire le bien. Ça ouvrait la conversation.

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Le caractère morbide de l’incohérence des autres (PIQSOU n°3)

Philosophie, Société Pas de commentaire »

Les PIQSOU 3 : Passantes, passants, en attendant d’achever le récit féerique d’un monde où la sidération fonctionne à l’explosion (car les étoiles jouissent d’explosions solaires), voici une petite considération esthétique et politique. Si les PIQSOU n’y apparaissent pas encore, s’y pointe déjà leur contraire le plus exact, j’ai nommé l’humour. Car une bonne façon de manquer d’humour, c’est de montrer sa supériorité face aux incohérences de l’autre.

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Deux cohérences attrayantes, Fanon et Žižek (PIQSOU n°2)

Philosophie, Société 10 commentaires »

Les PIQSOU 2 : Mes bons amis, voici le second temps du Morbleu promis. Il s’agit d’apprendre à se méfier de la cohérence, et donc de l’intelligence. Très paresseusement, aujourd’hui, je vous propose d’évoquer deux pensées fines, deux auteurs doués, mais aussi deux raisons de se méfier de la cohérence. Grâce au ciel, il s’agit de sujets que je ne maîtrise pas : je vais pouvoir faire vite.

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Prométhée (#pharmacien #bavard)

Politique, Société 19 commentaires »

L’affaire Faust

Depuis quelques temps un bonheur m’accompagne, je deviens contemplatif. Je vois combien l’homme donne ses couleurs à la Terre. L’univers pourrait exister sans nous, mais, quand mes amis et moi fîmes la chenille, je le soupçonne d’avoir été content d’en être – et si je suis Spinoza, il l’était par nous.

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Où l’on découvre (avec impudeur) l’origine de l’autorité

Morblog, Société 5 commentaires »

Ma chère petite,

Michel Serres t’appelle Petite Poucette, et qui t’a connu t’a déjà appelé « Roger », mais une fois, pour rigoler. « Roger de Beauvoir », pourquoi pas ? Hier j’ai eu ton père au téléphone, il a dit des bêtises, et souriait jusqu’aux oreilles. Tu verras, ça lui arrive souvent. Mais là c’était beaucoup. Espérons que cela continue.

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Au jour de tristesse

Morblog, Société 2 commentaires »

Et si demain n’était pas là,
et si de mes actions, de mes tentatives, de mes échecs, plus rien ne restait. Et bien ce serait la vie, où nous nous essayons à la grandeur, tombons dans la paresse, brûlons d’amour. Je ne pourrais plus soutenir mes proches, leur dire que la vie continue, que les joies reviennent, que le monde est beau, que le colibri venu butiner sur ma terrasse était charmant. Adolescent, j’ai trouvé mon épitaphe : « Si je pouvais, je me regretterais » ; charmant épitaphe pour un vieillard en fin de course, un Kantifiant « es ist genug » (c’est assez). Mais si tout cessait demain, il n’y aurait pas grand chose, je crois, que je regretterais, et peut-être quelques-unes que je laisserais (mais Ferré a déjà fait son testament).

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Petite contribution à la reprise en main de la politique de la Nation

Politique, Société Pas de commentaire »

La société du spectacle, nommant les choses précisément par ce qu’elles ne sont plus, ne cesse d’invoquer les « discours » là où personne ne parle à personne, là où règne la loi du buzz. Au mieux, lorsqu’un personnage public propose enfin un discours, la société du spectacle le qualifie-t-elle comme un « discours de vérité ». Ultime hommage d’une société obsédée par une vérité qu’elle ne sait plus chercher, à un discours qu’elle ne sait plus entendre. Mais l’espace public est-il condamné à se voir privé de tout discours ?

Cher amis, tentons d’aller au-delà de ces mauvais mots, véritable vent mauvais, mais « que du vent ».

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Du combat pour l’émancipation féminine en grammaire et dans les clips

Choses dites, choses vues, Société 11 commentaires »

Richelieu, créateur d’instituts paresseux et rétrogrades.

Contexte : depuis quelques temps, Oscar Gnouros me fait lire de drôles d’articles, comme celui- ou celui-ci. Des articles où la considération intéressante côtoie le dogmatisme le plus furibard. Nul doute que le créateur et auteur principal de Morbleu s’amuse à réfléchir à embêter son principal collaborateur. Savez-vous qu’il écrit des trucs du genre « Cher-e-s tout-e-s » ? Voilà pourquoi je m’autorise à publier ici cette petite chose, pour me calmer un peu. La guerre du neutre n’aura pas lieu.

Que regarder les clips s’avère plus efficace qu’on ne le croit !
Un girls band « Give it to me, I worth it ». J’étais trop occupé à contempler les filles, jusqu’à voir débarquer le rappeur, exhibant d’affreux chicots et filmé de trois quarts, nous révélant combien il est animal et ghetto, pauvre et ambitieux (ces deux derniers adjectifs sont sans doute déjà trop doux et très faux). Il portait une casquette, et quand j’étais petit c’était un bandana rouge. Une demi-seconde lui suffit pour me sortir de ma léthargie de désir, enfin semi-léthargie, car naturellement je comparais les filles, me disant qu’il doit y avoir des styles pour séduire le populo américain, et notamment celui de la petite latino américaine qui continue de m’échapper. NRJ Hits annonçait une soirée « Teen Pop » en lien avec ce clip, et je doutais sérieusement que ces jeunes femmes furent encore des teens, et espère encore qu’elles n’en sont pas. Et là, plus fort que des jeunes femmes servies comme modèles à des ados, sommet dégoûtant d’une décadence qui jusque-là m’agréait plutôt : le rappeur ! que précédait un plan pseudo-subliminal « feminism is sexy ».
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Où l’on rappelle qu’ils sont fous ces Romains

Politique, Société 9 commentaires »

Un jour fut découvert un nouveau transcendantal (moyen de construction de l’objectivité) : le langage. S’y dessinait notre rapport au monde, et il était possible que certains dominants s’en servent mieux que les dominés. Puis vint une solution : mettons tout le monde au niveau, afin que chacun puisse s’en saisir. Certes la paix et l’égalité n’étaient pas installées, mais l’art devenait accessible, et l’autonomie certaine.
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