Le CIO est par certains comparé à une organisation presque mafieuse. Pour ceci, on ne peut qu’être d’accord. Le fonctionnement de cette institution est des plus opaques et critiquable, et le récent scandale de corruption des membres du CIO autour des JO de Salt Lake City de 2002 achève la démonstration.
Articles pour la catégorie : 'Histoire'
Le vendredi 10 avril 1896 (le 29 mars selon le calendrier grec de l’époque), à 1 heure 56 minutes et 30 secondes fut donné à Athènes le départ du premier marathon de l’histoire. Il y avait bien eu un marathon avant. Celui couru par ce soldat inconnu athénien, du nom d’Euclès Thersippou ou de Thersippos Ereous, tout chargé de ses armes et de la mission d’annoncer la victoire de l’armée de Miltiade sur les Perses de Darius1. 2386 ans plus tard, c’est à l’occasion des premiers Jeux Olympiques - modernisés pour Maurras, restaurés pour Coubertin - que l’on fit courir « une distance énorme - entre 42 et 44 kilomètres - et propre à être jugée déraisonnable.2 » L’idée provenait cette fois-ci non de ce dernier mais de l’enthousiasme de M. Michel Bréal qui décida d’offrir une Coupe à l’occasion de cette course.
Alexis de Tocqueville, L’Ancien Régime et la Révolution
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Il y eut au XVIIIe siècle bien des révolutions libérales. Notamment l’américaine, dont Tocqueville (1805 - 1859) étudia d’une certaine manière les effets dans le désormais classique De la démocratie en Amérique qui est, plus largement, une lecture de la civilisation américaine.
L’Ancien Régime et la Révolution, texte plus tardif du même Tocqueville, tente quant à lui de cerner les causes qui enfantèrent une autre révolution : la française de 1789.
La thèse que présente Tocqueville est que la Révolution française ne constitue pas une rupture dans l’histoire de France. Il y a pour lui une continuité entre l’avant et l’après. La Révolution n’est pas sortie de rien. L’Ancien Régime était fondé sur un terreau de liberté qui contenait ainsi les premiers germes de son effondrement. Pour Tocqueville, la Révolution ne fit qu’abolir les derniers privilèges féodaux pour compléter les libertés déjà acquises progressivement jusqu’au XVIIIe siècle.
L’extrait présenté ci-dessous est tiré d’un des derniers chapitres du livre. Dans les pages précédentes, Tocqueville montra en quoi maintes libertés que l’on croit faussement être les fruits de la Révolution existaient déjà durant l’Ancien Régime. Après avoir minutieusement reconstitué ce paysage pré-révolutionnaire, il montre comment la Révolution en est sortie presque nécessairement.
Fukuyama pense que la démocratie libérale se trouve à la fin de l’histoire. Marx pensait que c’était la société sans classes. Du coup, Lénine, suivant le mot de Popper, « appuyait l’inévitable » afin de précipiter la chute de la société capitaliste. Il suffisait d’aider l’histoire à s’accélérer. De même, Fukuyama trouve que les néoconservateurs font preuve d’historicisme, puisqu’il pense que ceux-ci veulent « appuyer l’inévitable » arrivée de la démocratie.
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On peut faire de l’histoire et de l’histoire de la famille de plusieurs façons. On essayera de rendre compte de manière exhaustive de celles-ci.
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L’objet du cours étant de comprendre comment les sciences humaines peuvent construire leur objet, on s’attardera dans un premier temps sur des réflexions d’ordre méthodologique. En second lieu, on examinera un cas concret d’une histoire de la famille en étudiant la famille américaine. En troisième lieu, on tentera de voir si l’on peut trouver des liens plus profonds liant la famille et l’histoire.
La Naissance d’une nation (The Birth Of a Nation), réalisé par Griffith en 1915, est souvent présenté comme le premier long métrage de l’histoire du cinéma. Ce film, publié exactement 50 ans après la fin de la guerre de sécession, raconte le déroulement de cette même guerre et la reconstruction du Sud qui en a suivi. C’est un grand succès populaire, qui rapportera 15 millions de dollars.
Du Nord au Sud, une envie d’indépendance commença à naître. En mai 1764, le Parlement britannique jugea nécessaire d’instaurer une imposition sur les colonies, en particulier sur le vin et le sucre. Il semblait légitime que les colonies payent des impôts puisqu’elles bénéficiaient des services publics. Le 10 mars 1764, George Grenville, qui était le Premier Ministre de l’époque proposa plusieurs impôts directs en plus des impôts indirects déjà en vigueur. Tout cela fut ressenti comme une provocation.
En mai 1758, il rencontra vers Williamsburg Martha Custis qui n’avait alors que vingt-six ans et l’épousa le 6 janvier 1759. Six mois avant son mariage, Washington fut élu à la Chambre des Bourgeois par le comté de Frederick. En même temps, son beau-père, Mr Curtis, leur avait légué bon nombre de biens. Washington n’eut donc pas le temps de s’ennuyer si l’on peut dire. Il devint ainsi l’un des plus grands planteurs de Virginie. Très vite, il produisit l’un des meilleurs tabacs d’Amérique, qu’il exportait à la barbe des inspecteurs de la couronne britannique. Washington avait une maxime : « Respect, connaissance, maîtrise de soi ; seules ces trois vertus conduisent à l’autorité souveraine. Et, vu que le droit est le droit, se conformer au droit est encore le plus sage, advienne ensuite que pourra (p. 77) ». Mais cela ne l’empêchait pas d’être un « bon vivant ».
Mais dès le 1er novembre 1753, Dinwiddie avait fait voter à la Chambre des Bourgeois, en même temps qu’une discussion sur l’abolition d’une taxe sur les nouveaux droits, la mobilisation de 200 miliciens pour venir en aide à Washington. Le rapport sur les forces françaises fait par celui-ci lors de son retour début 1754 permit à l’opinion de prendre conscience du danger imminent que leur inaction les faisait courir. C’est pourquoi des volontaires et des crédits affluèrent à Washington.