Articles pour le tag: Sport studies

Que le football se joue avec les pieds

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Footballeurs

Pourquoi le football est-il le sport le plus populaire de la planète ? Parce qu’il se joue avec les pieds, mieux : parce qu’il requiert une certaine dextérité des pieds, une pexdérité [1]. Or travailler cette dernière plaît aux jeunes enfants, qui prennent plaisir à voir s’épanouir toutes leurs qualités naturelles. Jean-Jacques Lui-Même n’eut pas craint d’ajouter les jeux de ballons aux loisirs d’Emile. En tout cas il eut compris leurs succès dans les cours d’école du monde. Lire la suite »

Petit plagiat dans la Sociologie politique du sport de Jean-Marie Brohm

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Depuis quelques temps, je suis devenu expert en détection de plagiat. Dans les copies des étudiants, celui-ci est relativement facile à détecter. De nombreux signes le font sentir, à commencer par l’orthographe : lorsque, sur plus d’une phrase, la syntaxe est valide, les participes passés correctement accordés, les conditionnels et les futurs distingués, cela est l’indice d’un potentiel recopiage, ou plus simplement d’un copié/collé d’une page trouvée sur Internet [1].
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Erreur d’arbitrage et leçon d’injustice

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Diego Maradona

La première conséquence de l’erreur d’arbitrage, comme l’a brillamment souligné Paul Yonnet [sociologue, ndlr], est d’ouvrir les portes de l’agora, du forum, du débat public. Chacun va débattre, rediscuter, revisionner, théoriser, disserter sur ce qu’il y a eu et sur ce qu’il y aurait dû avoir, sur ce qu’il y a et sur ce qui devrait être, sur la vraie nature de la justice et de l’injustice. On refait le match est le titre de cette émission sur RTL dont le but avoué n’est autre que de servir de «café du commerce» national. On ne compte pas le nombre d’émissions, d’articles de presse, de reportages qui ne sont que l’émanation, la conséquence des erreurs d’arbitrage et de l’injustice sportive. Lire la suite »

Le sportif et le politique : travail et paix sociale

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Une ancienne société gymniquePierre de Coubertin, observateur attentif de sa Belle Époque, expliquait le décollage de l’Angleterre par la mutation de son modèle social qui accordait une place croissante au sport. Convaincu que la seule manière de « rebronzer la race » française était d’en faire autant en son pays, mais craignant que ses compatriotes refusent de transpirer si une émulation internationale ne venait pas les y pousser, le Baron eut l’idée de ces Jeux Olympiques réunissant des athlètes de toutes les nations. Bien loin d’être une fin en soi, les Jeux ne constituaient qu’un simple moyen d’imposer plus aisément le sport et ses valeurs à la société.

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La stratégie olympique de Pierre de Coubertin

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Pierre de Coubertin2008, année olympique. Pierre de Coubertin, le rénovateur des Jeux, est à la fête. Pour tous, son humanisme ne fait nul doute. Coubertin, en 1896, a fait œuvre utile en restaurant l’esprit olympique qui s’était endormi depuis l’interdiction des Jeux par l’Empereur Théodose en 394. « Plus vite, plus haut, plus fort », « l’important est de participer » et autres maximes résument pour beaucoup l’essentiel de son projet hautement moral.

Pourtant, Pierre de Coubertin aspirait à bien plus qu’à la restauration des Jeux. À défaut d’être prophète, il se définissait comme un « éclaireur ». Il avait un projet ambitieux qu’il nourrissait depuis l’enfance : réformer la société par la pédagogie, réformer la pédagogie par le sport, imposer le sport grâce aux Jeux Olympiques. Pourquoi un tel dessein ?

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Hicham El Guerrouj, « Le sport, c’est très important »

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Hicham El GuerroujLe « site officiel du mouvement olympique », en un mot le site du CIO propose depuis peu le Olympic Personal Trainer. Il s’agit de vidéos où des sommités de l’histoire des Jeux, c’est-à-dire des ex-champions olympiques, répondent à certaines questions que tout sportif se pose. Comment améliorez-vous votre concentration ? Qu’est-ce que le sport apporte à la vie de tous les jours ? Comment transmettez-vous votre enthousiasme aux autres ? Comment surmontez-vous votre peur ? Comment vous préparez-vous pour les grandes échéances ? Comment choisir une idole, un modèle, quelqu’un à imiter ? Comment apprendre de ses échecs ? Comment perdre dans la dignité et gagner avec modestie ?

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La Théorie critique du sport

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Marc PerelmanLa « Théorie critique du sport », avec un grand « T », est la principale source de contestation du phénomène sportif. Le sport apparaît de plus en plus ancré institutionnellement. STAPS dans les Universités, Ministre des sports, éducation physique et sportive (EPS) à l’école, CIO : on ne compte plus les organismes ayant décidé de le structurer, de le diffuser, de l’imposer. La mission est accomplie puisque le sport est aujourd’hui universellement célébré, des plus pauvres aux plus riches, des dictatures aux démocraties, du prolétaire au professeur.

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Pierre de Coubertin et les Jeux nazis de 1936

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Pierre de CoubertinLe CIO est par certains comparé à une organisation presque mafieuse. Pour ceci, on ne peut qu’être d’accord. Le fonctionnement de cette institution est des plus opaques et critiquable, et le récent scandale de corruption des membres du CIO autour des JO de Salt Lake City de 2002 achève la démonstration.

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Sport, violence et éducation

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Pierre de CoubertinOn dit que le problème de la violence dans le sport (des sportifs eux-mêmes ou des spectateurs) est un problème éducatif. Que penser alors des vertus pédagogiques du sport ? Faut-il penser que l’on abandonne l’idéal éducatif du sport ? Qu’il ne suffit pas à éduquer ?

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Romantisme sportif

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Henry de MontherlantLe sport, consciemment ou inconsciemment, exalte donc le déséquilibré, celui qui souffre de troubles psychologiques. Ce n’est plus la raison qui est motrice. La raison commande de faire du sport pour s’entretenir, pas de concourir. Si ce n’est plus la raison, qu’est-ce? Certainement l’irrationnel, la pulsion profonde, le sentiment intérieur. On renoue avec Rousseau. On s’écarte encore des Lumières dont le sport est pourtant censé porter les valeurs. Le sentiment de la nature : ce que l’on trouve dans le VTT et autres sports de plein air. Mais aussi dans toute l’école du fartlek, de l’entraînement au feeling. Être à l’écoute de son corps. Ne plus réfléchir. Obéir par automatisme. Cultiver le réflexe.

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