Articles de l'auteur

Petit propos sur les amours macroniennes

Choses dites, choses vues, Société 4 commentaires »

Une tendance existe : face à l’extraordinaire, en chercher les propriétés propres, et tenter de l’expliquer. C’est parce qu’il est ce qu’il est, que Macron a pu gagner.

Face à l’extraordinaire, en cherchant les propres, certains retrouvent des caractéristiques bien connues de leurs esprits. Ils sont savants. Mais les propres ne sont plus découverts, ils sont déjà là, reconnus ; alors se lance l’analyse. Automatique.

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« #SansMoi », énième considération sur l’abstention

Politique 5 commentaires »

Le vote et la concorde

Le vote produit (i) l’union civile par son acte, (ii) la distribution des biens entre les personnes par son contenu, (iii) la vie bonne par l’effet des deux précédents, voire grâce à l’activité politique elle-même. [1]

Le vote n’est pas un moyen d’expression. Le vote est un acte (de langage) complexe, qui crée une réalité et pèse (parfois) lourd sur la tête de qui doit y prendre part. Le vote est d’abord un acte de coexistence, de mon opinion avec celles des autres.

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Iena 1803

Histoire, Philosophie, Politique 1 commentaire »

Francfort, vers 1799-1800, Hegel découvre l’économie : seul le marché permet réellement la satisfaction du désir de chacun (et l’individuation des désirs). Via les marchandises, les lois et la monnaie, les désirs individuels collaborent et se détruisent peu. Malheureusement le Droit, reposant sur une propriété privée non limitée, n’empêche pas les exclus ; pis, il les paupérise. Comment, donc, faire avec les avantages du marché, mais au-delà du marché ?
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De la difficulté d’être de droite

Société 9 commentaires »

Avant

Autrefois, je pouvais jouer à dire à mes amis que j’étais de droite. C’était facile. Il suffisait de ne pas se dire de gauche. Pour l’essentiel, c’était ne pas croire que déclarer soutenir le camp du bien suffisait à faire le bien. Ça ouvrait la conversation.

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La fable et la superstition

Art, Philosophie 4 commentaires »
Texte 2 sur 2 de Les mythes pour les nuls

Expliquer un mythe, c’est risquer d’en faire une fable superstitieuse. Car l’explication déplie, démembre, autopsie ; analyse le récit, disloque les hypothèses et autopsie une explication du monde maintenant morte ; la fable mythique, trop pressée de voiler le monde, serait incapable de l’expliquer.

Voyons pourtant ce que la fable apporte.

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La merveillitude des choses

Art, Philosophie 2 commentaires »
Texte 1 sur 2 de Les mythes pour les nuls

MarylinLorsque j’étais petit, je valorisai deux fois les mythes. Enfant je m’attachai au merveilleux (combien je lisais ce dictionnaire de mythologie, et plus tard Dragon Ball ou Batman).

Ado, je pris les civilisations antiques pour des ados – pour des êtres préoccupés de vérité sans en être maîtres, et se racontant des histoires en attendant de savoir. Les ados se racontent mythes et légendes à propos des filles parce qu’ils ne savent pas (mais sait-on jamais ? veut-on savoir ?) ; les civilisations passées se racontaient mythes et légendes en guise d’hypothèses, et en attentant une science qu’elles n’avaient pas.

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Le caractère morbide de l’incohérence des autres (PIQSOU n°3)

Philosophie, Société Pas de commentaire »

Les PIQSOU 3 : Passantes, passants, en attendant d’achever le récit féerique d’un monde où la sidération fonctionne à l’explosion (car les étoiles jouissent d’explosions solaires), voici une petite considération esthétique et politique. Si les PIQSOU n’y apparaissent pas encore, s’y pointe déjà leur contraire le plus exact, j’ai nommé l’humour. Car une bonne façon de manquer d’humour, c’est de montrer sa supériorité face aux incohérences de l’autre.

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Divagations conclues par une anecdote un peu marquante (PIQSOU hors-série)

Choses dites, choses vues 3 commentaires »

Chers ingrats, chaires ingrates, si la lecture, cet été, de La Conjurations des imbéciles de John K. Toole vous malmène, n’ayez crainte, vous n’êtes pas les seuls. Les aventures d’Ignatius Reilly m’enchantèrent aussi ; et je me suis promis de lutter, moi aussi, contre toutes « ces insultes au bon goût et à la décence, à la géométrie et à la théologie ». Cordialement, Luccio.

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Deux cohérences attrayantes, Fanon et Žižek (PIQSOU n°2)

Philosophie, Société 10 commentaires »

Les PIQSOU 2 : Mes bons amis, voici le second temps du Morbleu promis. Il s’agit d’apprendre à se méfier de la cohérence, et donc de l’intelligence. Très paresseusement, aujourd’hui, je vous propose d’évoquer deux pensées fines, deux auteurs doués, mais aussi deux raisons de se méfier de la cohérence. Grâce au ciel, il s’agit de sujets que je ne maîtrise pas : je vais pouvoir faire vite.

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Que la cohérence n’est pas toujours opportune : Kant Vs Leibniz (PIQSOU n°1)

Philosophie Pas de commentaire »

Les PIQSOU 1 : Chères lectrices, chers lecteurs, je vous propose un Morbleu en quatre temps, afin d’égayer votre été d’une activité rédactionnel riche, d’alléger mes gros pâtés de prose, et d’entretenir l’illusion d’un Morbleu pas encore tout à fait moribond (même si nous fîmes récemment, à trois compères, deux photos : l’une de la rédaction de Morbleu, l’autre du lectorat ; je vous laisse deviner la photo où nous étions deux, et celle où il était un). Au quatrième temps, vous saurez pourquoi « PIQSOU ».

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