Johnny HallydaySerait-ce par perversion exhibitionniste ? Serait-ce pour céder à la passion contemporaine de la transparence ? Serait-ce par vantardise ? Ou au contraire par humilité ?

Comme l’an dernier, comme il y a peu ou prou 365 jours, nous vous divulguons, fidèles et infidèles lecteurs, ce qu’il en est de Morbleu !

Mais également :

Signalons que dans ces quelques dizaines se cachent très certainement certaines personnes qui n’appartiennent pas strictement à nos familles ou entourage proche, et qui nous suivent par pure gratuité et désintéressement – car ce blog, disons-le très nettement, et désintéressant.

Pour citer incestueusement, voire onaniquement mes mêmes propos de l’an dernier, qui décidément conviennent et conviendront toujours aussi bien :

Cela peut sembler peu ? Qu’importe ! Comme le disait Charles Péguy, un bon journal doit perdre des abonnés.

Plutôt que de remercier un par un tous nos valeureux soutiens et d’en oublier  puis par suite d’en perdre – par maladresse, qu’ils soient commentateurs, blogueurs, twitteriens ou simples mais exigeants lecteurs, je préfère me contenter d’un vibrant hommage collectif et général rempli d’un débordant et dégoûtant amour dans lequel chacun d’entre vous pourra puiser tant qu’il veut s’il le désire, pour se consoler de sa vie si elle semble si malheureuse, pour s’en désoler si elle est paraît au contraire si réjouissante.

Pour conclure – car sur un malentendu, tout est possible -, je citerai Luccio qui, un jour – ou peut-être une nuit ? -, dans une intuition métaphysique décisive, a très justement dit :

Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que l’Eternel retour ce n’est ni Nietzsche ni Deleuze, c’est Johnny.

Pour être encore plus juste, je dirais que l’Éternel Retour, bien plus que Johnny, c’est Morbleu ! - et que donc on ne s’arrête pas.