Que l’on traduit généralement par « un esprit sain dans un corps sain ». Cette citation est extraite de la Dixième des seize Satires de Juvénal (90 – 127) et prend place dans un ensemble plus large qui permet d’en fixer le sens plus précisément : « Alors faut-il que les hommes ne fassent jamais de voeux ? … Ce qu’il faut alors implorer, c’est un esprit sain dans un corps sain. » (Juvénal, Satires, 10, 346-366, trad. Henri Clouard). Ce que voulait dire Juvénal, c’est qu’il faut cesser d’implorer vainement les Dieux, qui n’écoutent pas les hommes. La seule chose à leur demander, c’est la santé physique et mentale. On voit ainsi quel fut le déplacement du sens antique au sens contemporain. Désormais, ce n’est plus un voeux que l’on demande aux Dieux de bien vouloir réaliser, mais au contraire une maxime que nous, hommes, devons appliquer. La santé était jadis pendue au fil d’une puissance transcendante – d’où son lien avec la « sainteté » ; les hommes en sont maintenant pleinement responsables. Nous sommes désormais maîtres du destin de notre santé, d’où maintenant le fait que cette maxime ne soit maintenant plus qu’une injonction à entretenir notre corps tout autant que notre esprit. La marque d’équipements sportifs Asics s’est ainsi baptisée du sceau de cette référence antique à l’aide de l’acronyme correspondant : Anima Sana In Corpore Sano – anima (âme) prenant place de mens (esprit) pour rendre le nom d’avantage prononçable.
Le texte que nous étudions ici est extrait du troisième chapitre du premier livre du Capital de Karl Marx où l’auteur s’intéresse au processus ou procès (Prozeß) de la circulation des marchandises et du rôle qu’y tient l’argent (Geld). Plus précisément, c’est à la Schatzbildung, littéralement la formation de trésors, que nous choisissons de rendre par « thésaurisation » qui est son équivalent français provenant du latin thesaurizare « amasser un trésor », qu’est dédié ce texte.
Karl Marx, Le Capital, Le double caractère du travail représenté dans les marchandises
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Le texte étudié ici clôt le deuxième paragraphe « Le double caractère du travail représenté dans les marchandises » du premier chapitre du premier livre du Capital de Karl Marx. La marchandise étant au fondement de la société capitaliste, Marx s’est proposé de débuter son étude du capitalisme par l’analyse de celle-ci. La marchandise s’est alors révélée posséder un caractère double, énigmatique, celle-ci étant d’une part déterminée par la valeur d’usage, d’autre part par la valeur d’échange. Mais se limiter à une telle détermination de la marchandise serait réducteur. Marx montre en effet que celle-ci est avant tout du travail humain, et que la quantification de ce dernier permet de connaître la valeur d’une marchandise.
Le texte de Hobbes étudié ici est issu du chapitre 17 de la seconde partie du Léviathan traitant « des causes, de la génération et de la définition de l’ETAT ». De l’anthropologie qu’il a développée durant la presque totalité de la première partie, Hobbes va maintenant déduire un certain nombre de considérations politiques. Parmi celles-ci se trouve la question ici examinée de distinguer les prétendues organisations politiques que l’on observe chez les animaux de celles des hommes. En quoi ces deux modes d’organisations sont-ils semblables et en quoi divergent-ils ? Derrière ce questionnement qui peut paraître incongru à première vue et qui apparaît à un moment dans le texte de Hobbes où il ne semble pas avoir a priori de nécessité, se cache un véritable enjeu : la question de savoir s’il peut, oui ou non, exister un ordre politique naturel. Le projet politique « constructiviste » de Hobbes pourrait en effet être sérieusement remis en cause si l’on parvenait à démontrer qu’il est possible qu’un tel ordre existe. Car pourquoi s’évertuer à montrer les fondements de l’ordre politique si celui-ci existe naturellement ? C’est pourquoi Hobbes va s’attacher à réfuter cette position et à cette fin présenter dans ce texte de 1651 six arguments qu’il avait déjà formulé presque sous cette même forme dans des textes plus jeunes, comme par exemple dans The Elements of Law de 1640. Le texte est ainsi constitué d’un premier paragraphe introductif puis de six autres où sont présentés les arguments, lesquels pourraient être nommés par commodité : l’argument de la raison, de l’égoïsme, de la démocratie, de la rhétorique, du droit et de l’artificialisme.
Considérations sur la peine de mort
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« Je suis contre la peine de mort, sauf pour les pédophiles et les terroristes »… N’est-ce pas Pasqua qui avait dit cela en substance? Mais combien d’autres que lui seraient d’accord avec cette affirmation? A fortiori depuis que l’actualité nous ressert ces plats brûlants.
Trois Mille Ans de Civilisation, d’une marche difficile de l’Obscurité vers les Lumières, de la Barbarie vers l’Humanisme, d’efforts difficiles, longs, constants, pour qu’on en arrive à cela1… Comme si la peine de mort pouvait d’une quelconque façon être justifiée!
Ce serait oublier que la justice n’est rien d’autre qu’un calcul consistant à régler et harmoniser les intérêts de trois partis : la victime, le coupable, et la société. Car la balance de la justice n’a pas deux mais trois plateaux. Avec la peine de mort, son équilibre est rompu, ce qui doit faire faire à Beccaria des triples sauts dans sa tombe.
Comment justifier le fait que tu regardes les autres filles auprès de ta copine
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Il t’arrive de regarder les autres filles, et ta copine te gronde, car elle trouve cela mal? C’est parce qu’elle n’a pas pris le temps de l’analyse philosophique. Voici trois propositions qui tentent de démontrer que son opinion est infondée, d’un point de vue perceptif, métaphysique et éthique. Lire la suite »
J’étais déjà allé quelques fois à Paris. Mais ce n’est que ce week-end que j’ai vraiment visité cette ville.
Que dire? Que ça a marché. Au propre, comme au figuré. Il faisait beau, 32°C. Mes semelles sont maintenant plus usées et moi plus bronzé.