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Amerigo Vespucci« L’Amérique ne doit pas avoir honte de son nom de baptême. Le nom d’un homme ordinaire est mieux adapté à un pays démocratique » Stefan Zweig, Amerigo, p. 121.

Cet épisode historique, le baptême de l’Amérique, peut réconcilier Pascal et Montesquieu sur leurs conceptions philosophique de l’histoire. Pour Pascal, pour qui un petit événement peut avoir de grandes conséquences, on peut tout à fait considérer le baptême du continent américain comme étant de la même veine que le nez de Cléopatre. Pour Montesquieu, pour qui l’histoire ne procède que de causes générales, on peut lire cette histoire ainsi : la cause générale, à cause de l’obstination de Colomb à se croire en Inde, fut que nécessairement une cause particulière, celui qui présumerait que ce fut un Mundus Novus, allait procéder au baptême de cette terre.