août 06
2008, année olympique. Pierre de Coubertin, le rénovateur des Jeux, est à la fête. Pour tous, son humanisme ne fait nul doute. Coubertin, en 1896, a fait œuvre utile en restaurant l’esprit olympique qui s’était endormi depuis l’interdiction des Jeux par l’Empereur Théodose en 394. « Plus vite, plus haut, plus fort », « l’important est de participer » et autres maximes résument pour beaucoup l’essentiel de son projet hautement moral.
Pourtant, Pierre de Coubertin aspirait à bien plus qu’à la restauration des Jeux. À défaut d’être prophète, il se définissait comme un « éclaireur ». Il avait un projet ambitieux qu’il nourrissait depuis l’enfance : réformer la société par la pédagogie, réformer la pédagogie par le sport, imposer le sport grâce aux Jeux Olympiques. Pourquoi un tel dessein ?
Lire la suite »
juin 18
Le « site officiel du mouvement olympique », en un mot le site du CIO propose depuis peu le Olympic Personal Trainer. Il s’agit de vidéos où des sommités de l’histoire des Jeux, c’est-à-dire des ex-champions olympiques, répondent à certaines questions que tout sportif se pose. Comment améliorez-vous votre concentration ? Qu’est-ce que le sport apporte à la vie de tous les jours ? Comment transmettez-vous votre enthousiasme aux autres ? Comment surmontez-vous votre peur ? Comment vous préparez-vous pour les grandes échéances ? Comment choisir une idole, un modèle, quelqu’un à imiter ? Comment apprendre de ses échecs ? Comment perdre dans la dignité et gagner avec modestie ?
Lire la suite »
mai 28
La « Théorie critique du sport », avec un grand « T », est la principale source de contestation du phénomène sportif. Le sport apparaît de plus en plus ancré institutionnellement. STAPS dans les Universités, Ministre des sports, éducation physique et sportive (EPS) à l’école, CIO : on ne compte plus les organismes ayant décidé de le structurer, de le diffuser, de l’imposer. La mission est accomplie puisque le sport est aujourd’hui universellement célébré, des plus pauvres aux plus riches, des dictatures aux démocraties, du prolétaire au professeur.
Lire la suite »
mai 09
Le CIO est par certains comparé à une organisation presque mafieuse. Pour ceci, on ne peut qu’être d’accord. Le fonctionnement de cette institution est des plus opaques et critiquable, et le récent scandale de corruption des membres du CIO autour des JO de Salt Lake City de 2002 achève la démonstration.
Lire la suite »
avr 09
Le vendredi 10 avril 1896 (le 29 mars selon le calendrier grec de l’époque), à 1 heure 56 minutes et 30 secondes fut donné à Athènes le départ du premier marathon de l’histoire. Il y avait bien eu un marathon avant. Celui couru par ce soldat inconnu athénien, du nom d’Euclès Thersippou ou de Thersippos Ereous, tout chargé de ses armes et de la mission d’annoncer la victoire de l’armée de Miltiade sur les Perses de Darius1. 2386 ans plus tard, c’est à l’occasion des premiers Jeux Olympiques – modernisés pour Maurras, restaurés pour Coubertin – que l’on fit courir « une distance énorme – entre 42 et 44 kilomètres – et propre à être jugée déraisonnable.2 » L’idée provenait cette fois-ci non de ce dernier mais de l’enthousiasme de M. Michel Bréal qui décida d’offrir une Coupe à l’occasion de cette course.
Lire la suite »
mar 17
« mens sana in corpore sano »
déc 19
On dit que le problème de la violence dans le sport (des sportifs eux-mêmes ou des spectateurs) est un problème éducatif. Que penser alors des vertus pédagogiques du sport ? Faut-il penser que l’on abandonne l’idéal éducatif du sport ? Qu’il ne suffit pas à éduquer ?
Lire la suite »
août 31
On peut affirmer sans trop se tromper que de tous nos philosophes, seul Cioran fut véritablement cycliste. « J’ai parcouru la France entière à bicyclette » a-t-il un jour affirmé, mais il se ventait beaucoup.
Mais qu’auraient fait tous les autres philosophes, s’ils avaient pédalé ?
Lire la suite »
août 02

« Je pense que d’ici deux ou trois ans, on aura complètement nettoyé le sport, je le crois fermement. »
Mais bien sûr ! Et moi, je suis les Beatles ?
jan 06
Le sport, consciemment ou inconsciemment, exalte donc le déséquilibré, celui qui souffre de troubles psychologiques. Ce n’est plus la raison qui est motrice. La raison commande de faire du sport pour s’entretenir, pas de concourir. Si ce n’est plus la raison, qu’est-ce? Certainement l’irrationnel, la pulsion profonde, le sentiment intérieur. On renoue avec Rousseau. On s’écarte encore des Lumières dont le sport est pourtant censé porter les valeurs. Le sentiment de la nature : ce que l’on trouve dans le VTT et autres sports de plein air. Mais aussi dans toute l’école du fartlek, de l’entraînement au feeling. Être à l’écoute de son corps. Ne plus réfléchir. Obéir par automatisme. Cultiver le réflexe.
Lire la suite »