Articles pour le tag: dieu

Que Dieu ne roule pas en Mini

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Commençons simple : peut-on prouver l’existence de Dieu ? Selon la Critique de la raison pure d’Emmanuel Kant, l’existence de Dieu ne se prouve pas, mais elle se postule. Dieu, être qui serait à l’origine du monde, au-delà du temps et de l’espace, est pour nous une Idée. Une Idée, c’est un genre de concept particulier.

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Comment prouver indubitablement l’existence de Dieu ?

Modes d'emploi 10 commentaires »

Saint Thomas d'AquinComme il est dit dans Les frères Dostoïevski Karamazov, « si Dieu n’existe pas, tout est permis ». On a tout à craindre d’un peuple qui se complairait dans l’athéisme le plus forcené, qui agirait comme s’il n’avait plus à redouter les foudres des puissances obscures. L’incroyance est un fléau qu’il faut vaincre, car elle est le premier pas sur le chemin conduisant vers l’anarchie de Sodome, de Gomorrhe, et autres Babylone.

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Comment renier sa foi catholique ?

Modes d'emploi, Philosophie 43 commentaires »

Oh my God !Voila plusieurs années que je me complets dans l’athéisme le plus forcené. Or, mes parents, sous la pression de ma grand mère qui était angoissée à l’idée que mon âme hère à jamais dans les limbes si je venais à décéder durant mes premiers jours passés sur Terre faute de sacrement, abusèrent de mon jeune âge pour me faire baptiser, et je suis ainsi inscrit dans les registres paroissiaux de la ville de K***, et donc catholique, même s’il est vrai que ma foi ne représente que le plus bas degré du catholicisme, et que, de Benoit XVI à moi, il y a une si grande distance que cela en donne une idée de ce que peut être l’infini – et donc de ce que pourrait être Dieu selon Saint Anselme : comme quoi, on en sort pas. (NDLR: voici une phrase que d’aucuns qualifieront abusivement de « proustienne », ce qui m’énerverait. Mais je te parlerai de cet abus un autre jour, car là n’est pas notre propos. Evitons de trop nous disperser).

 

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Dieu et le Prozac

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CioranLa France est, paraît-il, le pays qui consomme le plus d’antidépresseurs au monde, et où il y a le plus de suicides. C’est aussi le pays où, paraît-il, on est le plus irréligieux, le plus incroyant, en un mot, le plus athée. Y aurait-il comme une corrélation entre désenchantement du monde et dépression ? Un monde sans Dieu serait-il plus déprimant ? Croire serait-il vraiment comme un « opium » qui adoucirait les peines de ce monde ? Il semble que Cioran a exprimé une idée semblable. À qui ne croit plus en Dieu, il n’y a plus d’issue possible.

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Le politique peut-il faire l’économie d’une référence au théologique ?

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La franc-maçonnerie Dans son Dictionnaire des idées reçues, Flaubert écrit à l’article « Religion » : « Encore une des bases de la Société. Est nécessaire pour le peuple. Pas trop n’en faut. ». De ces deux premières phrases, on en déduit que la religion aurait une utilité, serait un outil. La société en aurait besoin pour se construire dessus, tout comme le peuple. Cela dit, la troisième phrase nous dit qu’il faut tout de même nous en méfier et n’en introduire que le nécessaire. Il y aurait ainsi un juste milieu dans la dose de religion à prescrire au peuple et à introduire dans la société. Mais il ne faudrait pas oublier que pour Flaubert, il s’agit là d’idées reçues. C’est avec ironie qu’il nous présente cette conception. Certainement est-il plus proche de penser le contraire, ce qui, a contrario, serait l’idée non-reçue, l’idée vraie. Mais l’on peut s’interroger sur cette opinion. Le politique peut-il faire l’économie d’une référence au théologique?

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René Descartes, Méditations métaphysiques, Méditation quatrième

Philosophie, Doxographies 4 commentaires »

Renatus Descartes Le texte étudié ici est extrait de la quatrième méditation des Méditations métaphysiques écrites par Descartes (1596 – 1650) en 1640. Mécontent de l’incertitude qu’il a rencontré dans les sciences, comme il le raconte dans la première partie du Discours de la méthode, Descartes se mit à la recherche d’un moyen lui permettant de construire une connaissance cette fois-ci certaine et indubitable, « si ferme et si assurée, que toutes les plus extravagantes suppositions des sceptiques ne soient pas capables de l’ébranler » (Ibid., Quatrième partie). La méthode cartésienne est bien connue. Elle consiste justement à user de ces suppositions sceptiques comme d’un outil pour tout révoquer en doute « afin de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie, que je ne la connusse évidemment être telle » (Ibid., Troisième partie). En somme, c’est à une tâche fondatrice que s’attelle Descartes. Faire tabula rasa de toutes ces connaissances si branlantes car bâties « sur du sable et de la boue » (Ibid., Première partie), puis tout reconstruire à partir du fameux point d’Archimède. C’est à cet ambitieux projet que sont vouées les Médiations. La quatrième de ces six méditations occupe un rôle essentiel dans ce projet de refonte du savoir, puisqu’elle traite justement « Du vrai et du faux », comme son sous-titre l’indique. Le texte des Méditations est comme un mouvement où chaque instant est essentiel, nécessaire. C’est pourquoi il nous faut tenter de reprendre ce que Descartes à découvert à ce stade de sa réflexion. Le premier jour (car Descartes nous dit que chaque méditation peut correspondre à un jour), Descartes usa de son doute dans des proportions « hyperboliques », au point de ne plus pouvoir rien affirmer du monde tel un Pyrrhon. Le deuxième jour, il montra que seul le célèbre cogito était capable de nous sortir de ce scepticisme (qui n’est bien entendu que purement méthodologique), et qu’il était, pour user de la non moins célèbre comparaison avec l’arbre cartésien du savoir (Lettre-préface), la première racine de l’arbre de la philosophie; de là, il se pencha sur l’étude de ce qui était immédiatement le plus facilement connaissable, c’est-à-dire l’âme. Le troisième jour, Descartes ajouta une autre racine à son arbre qui n’est autre que Dieu, un « Dieu tout parfait » qui jouera un rôle essentiel dans son système.

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Kant et Bouddha

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BouddahLes Idées transcendantales sont censées se trouver chez tous les hommes : il n’y a qu’une seule raison et celle-ci ne peut fonctionner que d’une seule manière. Chaque raison de chaque homme cherche à totaliser le réel, par conséquent, chaque homme doit être conduit à l’Idée de Dieu, d’univers fini, etc. Or, que dire de ces cultures qui n’ont pas de Dieu, pas d’âme, ni d’univers fini ? Ici encore, le Bouddhisme est une énigme.

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La morale de Dieu

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Michel Ange Dire que les vérités de la religion sont compatibles avec les vérités de la raison, que le moine et le philosophe ne disent qu’une seule et même chose, une seule et même vérité (qui ne peut qu’être une), c’est dire que l’on pourrait se passer de religion puisqu’on peut se passer d’elle pour découvrir la vérité et ne plus se fier qu’à la seule raison.

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Considérations sur les théories du complot

Politique, Philosophie 2 commentaires »

La pieuvre maçonniqueComme l’écrit Kant, la raison est « architectonique », c’est-à-dire qu’elle est tentée de rechercher l’unité dans la connaissance. D’où la popularité du dogmatisme sur l’empirisme, puisqu’il s’agit d’une démarche naturelle. D’où le privilège de l’a priori sur l’expérience. Les faits sont délaissés au profit de principes a priori, d’Idées de la raison. Conspirations, complots, etc., permettent de donner une unité à ce qui n’en a pas, du sens à ce qui n’en a pas. C’est un travers de la raison, contre lequel il faut lutter. Les théoriciens du complot et de la conspiration ne sont rien d’autres que des dogmatiques.

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Descartes, le dernier philosophe médiéval

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René Descartes« C’était une démarche totalement contre nature, et qui constituait un simple renouvellement de l’esprit scolastique, que de vouloir tirer d’une idée forgée de façon entièrement arbitraire l’existence de l’objet correspondant à cette idée » (Kant, « De l’impossibilité d’un preuve cosmologique de l’existence de Dieu », Critique de la raion pure). Ainsi se trouve confirmée l’opinion de Revel sur Descartes, à savoir, qu’il constitue le dernier penseur médiéval. Cela dit, on peut alors étendre cette remarque à tous ceux voyant dans l’argument ontologique une certitude apodictique, et cela de Leibniz à Hegel.

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