Comment renier sa foi catholique ?
Voila plusieurs années que je me complets dans l’athéisme le plus forcené. Or, mes parents, sous la pression de ma grand mère qui était angoissée à l’idée que mon âme hère à jamais dans les limbes si je venais à décéder durant mes premiers jours passés sur Terre faute de sacrement, abusèrent de mon jeune âge pour me faire baptiser, et je suis ainsi inscrit dans les registres paroissiaux de la ville de K***, et donc catholique, même s’il est vrai que ma foi ne représente que le plus bas degré du catholicisme, et que, de Benoit XVI à moi, il y a une si grande distance que cela en donne une idée de ce que peut être l’infini – et donc de ce que pourrait être Dieu selon Saint Anselme : comme quoi, on en sort pas. (NDLR: voici une phrase que d’aucuns qualifieront abusivement de « proustienne », ce qui m’énerverait. Mais je te parlerai de cet abus un autre jour, car là n’est pas notre propos. Evitons de trop nous disperser).
Tant que mon nom figurera dans ces satanés registres, on pourra légitimement me qualifier de catholique, malgré mes blasphèmes quotidiens que je tairerai dans cette page uniquement pour éviter de brusquer mon éventuel lecteur qui ne m’est pas encore acquis totalement, puisque je débute et qu’il me faut encore le séduire (j’aurai au moins appris cela de Machiavel).
Reste que traiter un athée de catholique est un sacrilège, si l’on peut dire (je vois d’ici les objections qu’un lecteur subtil pourrait très légitimement soulever quant à l’existence d’un réel athéisme désenchanté, qui ne serait en fait que chimérique, ma reprise de termes religieux en témoignant. Mais je t’ai averti que je ne me disperserai pas).
D’où l’idée de se faire débaptiser. Dans d’autres pays, comme en Allemagne, c’est une pratique déjà bien ancrée puisque l’on paye plus ou moins d’impôts en fonction de sa confession. Ils n’avaient pas pensé que des libertins (je te laisse dans la polysémie – j’aime parfois être pédant – de ce mot) tels que moi voudraient le faire par conviction.
Hélas! En France, pays de la laïcité, on ne peut pas se faire débaptiser. Mais heureusement, c’est aussi le pays de la liberté, et la CNIL peut te permettre un recours en t’offrant un droit d’accès aux données te concernant sur les fichiers paroissiaux. Il ne te reste plus qu’à écrire une belle lettre à ton curé.
Mais peut-être n’aimes-tu pas écrire, et veux-tu t’éviter cette fastidieuse procédure? Peut-être as-tu peur que ton curé ne parvienne pas à lire ton email? J’ai pensé à une autre solution. Te faire excommunier de la Sainte Eglise Catholique. Pour cela, il te faut trouver un gros péché à commettre, un très gros. Car on ne se fait pas excommunier comme ça : pense un peu, beaucoup de prêtres nazis sont encore en poste (oui, je sais, il y a eu Vatican II). L’Eglise n’est pas prête à perdre des fidèles ainsi, elle a encore trop peur des protestants.
Quel péché trouver qui soit encore plus grave que cela, avec lequel on peut être sûr de se faire excommunier? À part la sodomie, je ne vois pas. Mais peut-être n’est-ce même pas sûr, car cela pose des problèmes théologiques insolubles, entre celui qui donne et celui qui reçoit, sur les preuves à apporter, sur le consentement, etc. En plus, tu ne désires peut-être pas faire cela, après tout ce qu’on t’a dit de vilain sur cet acte si infâme.
Je ne voulais pas en arriver là , mais puisque tu y tiens, je vais te révéler le péché le plus odieux que tu puisses commettre. Il s’agit du divorce. Divorce, et c’est irréparable. Ma tante en a fait cruellement l’expérience, la pauvre.
Mais encore te faudrait-il être marié. Ma copine était très heureuse que je la demande en mariage. Mais elle veut rester catholique, et je crains qu’elle ne veuille plus divorcer après, ce qui ruinerait entièrement mon projet.
Il ne me reste donc plus qu’à trouver quelqu’un qui veuille bien contracter un mariage blanc le temps de solutionner tout cet administratif religieux qui m’empêche d’être « intact de Dieu » comme disait Prévert.
De quoi? Le suicide? C’est vrai, c’est un beau péché. Avec ça, mon âme sera damnée pour de bon. J’y cours.
…


8 février 2009 à 13:52 Thiébault[Citer] [Répondre]
C’est bien d’accorder de l’importance au baptême catholique comme vous le faites. Je trouve cela beau, même si l’intention n’est certes pas là . Vous reconnaissez au baptême catholique la salvation que les catholiques lui reconnaissent aussi. Il n’y a pas plus pervers que celui qui prétend ne pas croire et qui s’attache à combattre un morceau de papier qui ne devrait rien représenter à ses yeux. C’est là un signe évident de la grâce que Dieu vous propose. Vous avez encore, inconsciemment peut-être, des bribes de foi. La foi qui permet de croire en Dieu mais un quelque chose d’obscur, de ténébreux, vous pousse à le rejeter. Comme si vous étiez persuadé d’aimer votre femme mais que vous vous donniez la peine de la tromper et de la tuer dans son coeur et dans le vôtre.
Votre combat est hautement chimérique, vous le dites vous-même. Vous êtes un être en souffrance. Je prie pour vous, pour que le Seigneur vous convainque au fond de votre coeur. Qu’il vous délivre de vos violences à son encontre. Qu’il vous ramène à la paix, celle qu’il a laissée à ses disciples et que les chrétiens se donnent chaque fois qu’ils se réunissent en son nom.
Bien affectueusement,
Thiébault
9 février 2009 à 15:18 Oscar Gnouros[Citer] [Répondre]
Cher Thiébault,
Laissez-moi tout d’abord vous remercier chaudement de prier pour le salut de l’âme de l’apostat que je suis, même si je suis assez convaincu qu’il n’est pas nécessaire que vous vous donniez toute cette peine.
En effet, ce
n’est autre que ma raison.
D’un point de vue spéculatif, il est vrai, ces ténèbres ne suffisent pas à écarter l’hypothèse théologique de manière concluante et définitive, et c’est pourquoi j’ai parfois la faiblesse d’en rester à un mol agnosticisme.
En revanche, d’un point de vue pratique, comme l’a écrit Alain [Emile Chartier, pas Finkielkraut],
Pour ma part, j’irai encore plus loin qu’Alain, et dirai que c’est par engagement que je le suis.
D’où cette insistance devant l’audace qu’ont certains à me qualifier de catholique au simple titre que des personnes, croyant faire mon bien mais surtout faisant le leur, me plongèrent dans l’eau sans que je pusse me soustraire voilà presque trente ans, profitant de ma débilité temporaire de nouveau né. Car il est certain que je me fusse débattu avec force si l’on avait attendu que j’atteigne l’âge qu’eut Jean-Baptiste.
D’où mon effroi devant cette usurpation d’identité faisant à ce titre de ma personne un membre de l’Église catholique romaine sans que je puisse m’y opposer, si ce n’est au prix d’une apostasie totale dont ce texte, de manière très ironique, explorait quelques voies.
C’est pourquoi je doute que l’on puisse voire dans ce combat pour me soustraire à l’emprise de Dieu et de ses sbires comme une preuve de ma foi.
Hélas ! je crains que, quand bien même raillé des registres paroissiaux, certains s’obstinent à me considérer comme étant toujours l’une de ces brebis égarées, preuve en étant votre commentaire.
Cela dit, je ne doute pas que je puisse un jour, vous aussi, vous rallier à mes vues afin de vous libérer des chaînes qui vous retiennent prisonnier aux arrières-mondes, pour que vous puissiez m’aider à libérer l’humanité qui gémit à demi-écrasée sous le poids des Dieux qu’elle a fait.
Bien affectueusement,
Oscar
7 mars 2009 à 11:17 olivier[Citer] [Répondre]
cher oscar,
cela fait des décennies que j’exècre l’Eglise catholique pour ce qu’elle a fait, fait encore et dit toujours.
cela fait maintenant plusieurs années que je désire en être formellement dissocié (d’autant plus ardemment depuis l’élection de M. Ratzinger à sa tête).
c’est une nouvelle récente qui me décide à chercher à agir (outre la réintegration des évèques négationnistes, c’est l’histoire d’une enfant de 9 ans, enceinte de jumeaux suite au viol par son père – depuis l’âge de 6 ans- à qui l’Eglise refuse le droit à l’avortement alors même que la vie de l’enfant est en danger, sous peine d’excommunication de l’enfant, de sa mère mais pas de son père, ce dernier étant tourné en victime !!!)
c’en est trop !
je veux maintenant être débaptisé et/ou excommunié.
comment dois-je m’y prendre ?
je précise que je suis « sodomite », ce qui devrait jouer en ma faveur pour brûler éternellement dans les flammes de la raison pure, non ?
merci de vos conseils.
olivier
7 mars 2009 à 12:43 Oscar Gnouros[Citer] [Répondre]
Je comprends votre indignation quant aux agissements scandaleux de l’Eglise. Ceux-ci ne datent pas d’hier. Alexandre VI et les autres avaient des pratiques déjà si condamnables qu’elles provoquèrent les protestations, par exemple, de Luther qui publia ses thèses les dénonçant. On connaît la suite : ce fut-là en quelque sorte un acte de sécession vis-à -vis du dogme dominant.
Cependant, je pense que la condamnation de la religion, catholique ou non, ne doit pas l’être au simple motif des actes commis par celle-ci (ou à cause de celle-ci ou autre chose : il est vrai que les rapports de causalité ne sont pas clairs), si scandaleux soient-ils. Vouloir paralyser l’esprit des hommes par la superstition, vouloir les effrayer ou les amadouer par la création d’arrières-mondes illusoires, tout cela constitue de vils moyens qui ne sauraient être justifiés par une fin, aussi juste fût-elle.
Cela dit, j’admire votre détermination dans votre entreprise anti-catholique militante. Je pense que le moyen indiqué (avec un certain second degré il est vrai) dans ce texte qui consiste à demander d’être rayé des registres paroissiaux peut constituer un bon commencement. Néanmoins, je pense que clamer haut et fort son apostasie de manière argumentée et raisonnée peut être suffisant : les idées sont plus puissantes que les actes ; ces derniers périssent au contraire des premières.
8 mars 2009 à 0:16 Luccio[Citer] [Répondre]
Oh le méchant platonicien, c’est un coup à ce que Thiébault rappelle à Oscar que finalement sa raison le porte vers Dieu et les essences. (en attendant qu’un autre vienne me dire que nos idées sont pas grand chose pour Dieu qui est transcendant et que notre raison est celle d’un roseau pensant).
9 mars 2009 à 13:14 Clement[Citer] [Répondre]
Pour les memes raisons qu’Olivier, cela fait 30 min que je cherche sur internet la procedure pour l’apostasie, revolte par l’histoire de cette pauvre petite fille. Il est tout a fait intolerable que les catholiques puissent soutenir un pape irresponsable qui n’en ait pas a sa premiere! Cependant, il n’y a pas beaucoup d’info sur la procedure a suivre…Donc si quelqu’un est au courant, qu’il nous le communique.
Clement
9 mars 2009 à 16:59 Socreate[Citer] [Répondre]
C’est amusant, car c’est en lisant l’article du nouvel Obs que j’ai même entrepris de faire cette démarche. Et paf, je tombe sur cet article.
Comme quoi, il existe encore un peu de raison dans l’humanité actuelle.
Sur les 1200 millions de baptisés catholiques, combien l’ont été de force? Tous surement.
Et combien revendique aujourd’hui cette héritage et ce lien à une Eglise ultra conservatrice?
Si quelqu’un trouve avant moi la procédure pour se faire débaptiser, qu’il nous informe, le mouvement est lancé mes frêres, l’Eglise va devoir supporter le prix de son intolérance et de son manque d’ouverture.
10 mars 2009 à 9:58 Oscar Gnouros[Citer] [Répondre]
Je suis très flatté que ce texte puisse servir de point d’ancrage (voire de manifeste ?) au mouvement anticlérical que certains d’entre-vous cherchent à lancer.
Mes Frères, je pense vous avoir déjà dit que le simple aveu d’apostasie est pour moi suffisant pour que Dieu, et surtout ses sbires temporels, ne vous reconnaissent plus en tant que brebis égarées.
Mais je comprends votre révolte lorsque, au titre que l’on vous aspergea de la Sainte eau bénite dans les yeux il y a quelques années, on vous compte dans les statistiques de l’Eglise catholique contre votre gré.
Aussi, je répéterai le conseil esquissé dans ce texte. Non pas commettre un péché (suicide, divorce ou autre) : les péchés, ça n’existe pas, et ce serait trop faire plaisir aux curetons que de reconnaître qu’il y en a.
Mais plutôt une simple lettre à votre paroisse d’origine indiquant que vous souhaitez être raillés de ses registres, en insistant bien sur le fait que la CNIL vous confère un droit d’accès aux informations vous concernant.
10 mars 2009 à 15:39 Mathieu[Citer] [Répondre]
Pour quitter la religion catholique, il faut se faire apostasier. Cela est tout à fait possible et c’est même inscrit dans le canon catholique. Il faut écrire une lettre au Diocèse de votre région ou directement à l’évêque. Vous faites mention du désir de vous faire apostasier. Vous laissez vous coordonnées pour qu’un prêtre vous rappelle afin de s’assurer du sérieux de votre démarche. Si vous êtes sérieux, vous allez éventuellement recevoir une lettre confirmant votre excommunication de la religion catholique.
J’ai trouvé ceci sur le procédure à suivre :
http://www.grosbs.com/?page_id=1164
Mathieu
10 mars 2009 à 16:13 Oscar Gnouros[Citer] [Répondre]
C’est tout de même intéressant : il semble plus difficile de sortir de la religion que d’y rentrer…
18 mars 2009 à 16:22 Florence[Citer] [Répondre]
Cher Oscar,
Tout d’abord, merci pour votre humour et votre érudition, j’en suis baba…
J’aimerai vraiment ne plus être catholique car notre ami Benoit le 16 ème va trop loin, un bigot moyenâgeux, le pompom ! Pour toutes les raisons évoquées par les uns et les autres, je suis cent pour cent, d’accord !
Autant jusqu’à présent, je me contentai de faire le canard en étant non pratiquante et même si j’ai assisté quelquefois à des messes par charité chrétienne (rire) surtout pas de communions, grand dieu, non!
Mais je ne me sens pas encore le courage d’affronter ma mère qui va tout les dimanches à l’église qui communie et qui est pourtant excommuniée si j’en crois vos dires puisqu’elle a divorcé. Cela me fait beaucoup rire, car moi, même si je divorce, je ne serai pas excommuniée puisque je ne pratique vraiment plus depuis mes 14 ans et je n’ai fait qu’un mariage civile, biensûr. Cela aurait été vraiment crétin de ma part, de faire un mariage religieux.
Donc pour ma demande « d’apostasie » (vocabulaire que je découvre), il me faut la paroisse, et je ne sais dans qu’elle paroisse je me suis faite baptiser, ni le jour d’ailleurs, et faudrait que je demande à ma mère, et en même temps je n’ai pas envie de lui mentir sur les raisons de mon subite intérêt pour la religion.
Ma mére est excommuniée et communie tous les dimanches, je trouve cela génial !
Désolée, grande découverte qui me ravie ! (pas très charitable, mais cela me fait vraiment rire !)
Mais moi…bon, je vais trouver une solution, la travailler doucement au corps, comme pour mon mariage non religieux et mon fils qui n’est biensûr pas baptisé et qui croit en Dieu !
(rire- une famille de dingue !)
Je remercie également Mathieu pour ce lien qui est très intéressant.
Cordialement, Florence
19 mars 2009 à 21:29 Oscar Gnouros[Citer] [Répondre]
Lorsque j’ai écrit ce texte, c’était avec beaucoup de second degré, et un certain manque de sérieux – que Dieu me pardonne. J’ai alors indiqué le divorce comme moyen de se faire excommunier, mais sans asseoir cette affirmation sur les fondements scientifiques que l’on pourrait être en droit d’attendre. Peut-être est-on toujours catholique malgré cela ?
Je pense que le mieux est que quelqu’un d’entre nous aille s’informer auprès d’un ecclésiastique qui doit savoir bien mieux que nous ce qu’il convient de faire pour quitter l’Eglise. Peut-être répondra-t-il qu’il suffit de faire l’amour avec un, voire des préservatifs ?
@Florence: Si je puis me permettre, vous devriez montrer cette image à votre mère :
24 mars 2009 à 17:31 mouski[Citer] [Répondre]
Moi je me suis fait « débaptiser » en 2003 simplement en faisant un courrier au curé de chez nous qui a fait suivre à l’évéché. J’ai reçu 15 jours après un certificat me disant que ma demande avait été prise en compte.On ne m’a demandé aucune explication. C’est en fait très facile et ça fait du bien d’être libéré de cette idée qu’on peut être compté parmi les rangs des croyants.
24 mars 2009 à 17:36 mouski[Citer] [Répondre]
J’ai oublié de préciser que dans un premier temps, le curé me disait que c’était impossible, et c’est d’ailleurs pour cette raison que je lui ai remis mon courrier en mains propres (ch’uis pervers, non?)
25 mars 2009 à 9:13 Krischna[Citer] [Répondre]
Voici le résultat de mes propre recherches
Un certain nombre de conditions sont toujours nécessaires pour que l’excommunication soit effective :
- que le délinquant soit catholique ;
- qu’il ait l’usage de la raison ;
- qu’il ait plus de seize ans ;
- qu’il ait agi librement, et non sous influence ;
- qu’il ait eu connaissance de la peine attachée à son comportement.
Comment apostasier?
Existe-t-il vraiment une seule manière d’apostasier? Voici quelques grandes lignes qui peuvent aider à comprendre ou à démarrer une démarche.
-Définir les raisons pour lesquelles vous voulez apostasier.
Essayer de les retourner sous tous les angles.
-Contacter votre paroisse de baptême pour savoir à quel Archevêché elle appartient.
-Écrire une lettre à l’Archevêché dans laquelle vous indiquez :
-Votre nom
-Votre paroisse de baptême
-La date et l’année de votre baptême
-Vous décrivez les raisons qui vous font abandonner l’Église catholique-romaine
-Demandez une confirmation de votre demande
-Datez et signez
-Attendez une réponse (souvent trop longtemps à votre goût)
-Lorsqu’on vous confirme le tout, vous pouvez contacter votre paroisse de baptême pour vérifier si l’annotation marginale a bel et bien été faite.
http://www.mafiarose.com/2006/10/lapostasie/
En espérant bien déservir les parasites qui dirigent les cathos et bien d’autres depuis 2009 ans… si mes comptes sont exacts.
Krischna. (Ce n’est qu’un pseudo… comme un autre! Non?)
27 mars 2009 à 20:08 emmanuel[Citer] [Répondre]
Amusant.
Suite au degré incommensurable de stupidité atteint par les représentants de l’église catholique, ej em demandais comment faire pour ne plus en faire partie.
Après tout, comme vous, on m’a mis « dedans » sans me demander mon avis, et franchement, il est de plus en plus défavorable.
Je suis donc tout heureux de constater que je ne suis pas le seul a me poser la question et de trouver des débuts de réponse ici.
12 novembre 2009 à 13:09 arth's[Citer] [Répondre]
Juste en passant parce que je sais que ce genre de discussions ne sert a rien:
-Quand c’est trop gros… quand les chrétiens sont vraiment trop trop mais alors trop cons, c’est sans doute que ce n’est pas la vérité…
-Dire que quelqu’un est un con n’est pas un argument.
-Cracher sur quelqu’un en disant qu’il est intolerant n’est pas exactement un acte de tolerance.
-Pour l’instant je n’ai jamais vu un athee qui me donne des arguments construits et valables dans une discussion intelligente (ce qui visiblement est rare…)
17 novembre 2009 à 19:48 luccio[Citer] [Répondre]
Alors là y’a pas le début d’un débat, moi on m’a traité de machine et tout ça. Mais là , on a un troll.
Rien que ça c’est beau.
Cela implique que tu n’as jamais vu un athée dire un truc intelligent dans n’importe quelle discussion intelligente, même en foot ?
Oscar est un méchant, y’a qu’à voir les dessins qu’il poste. En méchant il te conseillerait de lire Spinoza (et Foucault s’il se moque de toi). Moi je suis un gentil (et même pas athée, c’est pas peu dire), alors je te propose de lire l’article Spinoza du Dictionnaire historique et critique de Bayle, qui lui-même croyait en Dieu. (je dois avouer que je ne l’ai pas lu, mais tout le XVIIème siècle l’a lu)
18 novembre 2009 à 9:50 Oscar Gnouros[Citer] [Répondre]
Allons. Il est bien connu au moins depuis St Anselme que les athées sont des insensés. Au point qu’il faille mettre au point pour les convaincre des armes théoriques aussi sophistiquées et sophistiques que l’argument ontologique. Argument si subtil que nombre de croyants ne l’entendent pas, deviennent insensés, et donc athées.
Pour ma part, je suis si forcené dans mon athéisme que je pense que même si on avait toutes les preuves que Dieu existait, je continuerai de vivre comme un athée.
(Ne serait ce que parce que Popper dit qu’il faut toujours tenter de réfuter les théories.
C’est intéressant : avoir une foi inébranlable dans l’existence de quelque chose pourrait avoir ses racines dans une attitude épistémologique non critique et donc dogmatique – on s’en doutait un peu.
Je sais que l’on pourrait m’objecter : « et ton athéisme ? tu le mets à l’épreuve ton athéisme ? » Et c’est là que je sors mon rasoir d’Ockham – qui lui aussi était un athée forcené comme chacun sait – me recommandant de ne pas multiplier les entités abstraites sans nécessité. Je ne sens aucune nécessité à devoir essayer de réfuter mes théories qui partent du principe méthodologique qu’en matière théorique, il faut être économe, et ne pas poser des Dieux, des âmes, du libre-arbitre lorsqu’on pourrait s’en passer.
Car à ce compte là , tout ce qu’on pense qu’il pourrait exister, toutes les créations de l’imagination ou de la raison pure – comme les petits anges, les diablotins, les vampires, les extra-terrestres, les zombies, les licornes, les conspirations américano-sionistes, le vendredi 13 -, tout cela il faudrait qu’on ait à prouver que ça n’existe pas et on en finirait pas.
D’un point de vue épistémologique, l’avantage est donc non pas du côté de ceux qui pensent qu’une chose existe, mais de celui de ceux qui pensent que ça n’existe pas – ou même qui s’en cognent de savoir si ça existe ou pas, tout simplement.) < - oui, c'était une simple parenthèse qui s'ouvre quelques paragraphes plus haut.
Et pourquoi pas ? Il y a bien des croyants qui continuent de faire comme si Dieu existait alors qu'il n'existe pas.