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	<title>Morbleu ! &#187; Nazisme</title>
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	<description>&#8220; Sorte de jurement en usage m&#234;me parmi les gens de bon ton. &#8221; (Littr&#233;)</description>
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		<title>Où l&#8217;on découvre une croix gammée dans les toilettes du Radio City Music Hall</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 08:46:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Oscar Gnouros</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'oeil de Pausanias]]></category>
		<category><![CDATA[Croix gammée]]></category>
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		<description><![CDATA[- Mais bordel, où étais-tu ? Viens voir ce que je voulais te montrer dans les toilettes, s&#8217;exclama un quadra américain. Regarde ! On dirait une croix gammée ! Cette grille d&#8217;aération des toilettes au plafond a été conçue en forme de croix gammée, avec les tubes comme ça, c&#8217;est vraiment dingue ! - C&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-1044" href="http://www.morbleu.com/ou-lon-decouvre-une-croix-gammee-dans-les-toilettes-du-radio-city-music-hall/radio-city-music-hall/"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-1044" title="radio-city-music-hall" src="http://www.morbleu.com/wp-content/uploads/2009/12/radio-city-music-hall-150x150.jpg" alt="radio-city-music-hall" width="150" height="150" /></a>- Mais bordel, où étais-tu ? Viens voir ce que je voulais te montrer dans les toilettes, s&#8217;exclama un quadra américain. Regarde ! On dirait une croix gammée ! Cette grille d&#8217;aération des toilettes au plafond a été conçue en forme de croix gammée, avec les tubes comme ça, c&#8217;est vraiment dingue !</p>
<p><span id="more-1043"></span>- C&#8217;est très surprenant ! rétorqua son ami. Ça mériterait une photo !</p>
<p>- On dirait un symbole nazi, observa un homme d&#8217;origine indo-pakistanaise assis dans un fauteuil à côté, qui n&#8217;avait pas compris tous les mots.</p>
<p>- Ouais ! Une photo ! Et demain dans les journaux, en première page : « SCANDALE À RADIO CITY MUSIC HALL ! » dit l&#8217;observateur qui avait fait la découverte, en plaisantant, car il avait bien conscience que cette ressemblance avec le <em>svastika</em> (à ne pas confondre avec <em>hatikvah</em> sous peine de graves problèmes) était bien entendu fortuite, et tenait plus dans le jeu de l&#8217;imagination de l&#8217;observateur que dans l&#8217;objet lui-même.</p>
<p>Attirés par le bruit, les gens commencèrent à s&#8217;amasser pour constater, d&#8217;un sourire. Puis, un homme accourut avec un appareil photo. Il cadra l&#8217;objet avec une grande émotion, avant de s&#8217;exclamer : « Oh ! Mais c&#8217;est tout ? » Et il repartit aussi vite qu&#8217;il était arrivé, laissant les quelques personnes à l&#8217;origine de l&#8217;attroupement entre elles. Silence. On se regarda dans les yeux, surpris par le comportement de l&#8217;homme-photographe.</p>
<p>- Il a été déçu ! s&#8217;esclaffa l&#8217;homme par qui le scandale était arrivé. « Surement encore un juif&#8230; » reprit-il, en nous regardant tous, interloqués par cette dernière remarque. Autre silence. « Un juif&#8230; comme moi ! » s&#8217;esclaffa-t-il à nouveau. Et il partit.</p>
<div class="amtap-item" lang="fr" xml:lang="fr"><a href="http://www.amazon.fr/Mots-desprit-lhumour-Victor-Malka/dp/2020827417%3FSubscriptionId%3D0QRNS5H9PFYMFN93NA82%26tag%3Dmor0d-21%26linkCode%3Dxm2%26camp%3D2025%26creative%3D165953%26creativeASIN%3D2020827417"><img src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/41NQWJS3PEL._SL110_.jpg" width="67" height="110" alt=""/></a><br />
<h3><a href="http://www.amazon.fr/Mots-desprit-lhumour-Victor-Malka/dp/2020827417%3FSubscriptionId%3D0QRNS5H9PFYMFN93NA82%26tag%3Dmor0d-21%26linkCode%3Dxm2%26camp%3D2025%26creative%3D165953%26creativeASIN%3D2020827417">Mots d&#8217;esprit de l&#8217;humour juif</a></h3>
<p class="author">Victor Malka.					Seuil 2006, 					Broché,				179 pages,				&#8364;&#160;5,69</p>
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		<series:name><![CDATA[Voyage aux Amériques]]></series:name>
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		<title>Pierre de Coubertin et les Jeux nazis de 1936</title>
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		<pubDate>Fri, 09 May 2008 08:21:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Oscar Gnouros</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Sport studies]]></category>
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		<description><![CDATA[Le CIO est par certains comparé à une organisation presque mafieuse. Pour ceci, on ne peut qu&#8217;être d&#8217;accord. Le fonctionnement de cette institution est des plus opaques et critiquable, et le récent scandale de corruption des membres du CIO autour des JO de Salt Lake City de 2002 achève la démonstration. Mais on critique aussi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.morbleu.com/pierre-de-coubertin-et-les-jeux-nazis-de-1936/pierre-de-coubertin/" rel="attachment wp-att-280" title="Pierre de Coubertin"><img src="http://www.morbleu.com/wp-content/uploads/2008/05/3104.thumbnail.jpg" alt="Pierre de Coubertin" align="right" /></a>Le CIO est par certains comparé à une  organisation presque mafieuse. Pour ceci, on ne peut qu&#8217;être d&#8217;accord.  Le fonctionnement de cette institution est des plus opaques et  critiquable, et le récent scandale de corruption des membres du CIO  autour des JO de Salt Lake City de 2002 achève la démonstration.</p>
<p><span id="more-281"></span>Mais on critique aussi directement Coubertin, qui serait un fasciste admirateur d&#8217;Hitler en puissance ou même en acte. Il faut être plus nuancé. Coubertin était un démocrate et républicain convaincu, désigné par Maurras lui-même, qui lui est d&#8217;extrême droite, comme un « jeune aristocrate libéral pacifiste ».  Mais il  reste homme du XIXe siècle, et ses idées ont poussé dans le même terreau  fait de romantisme et d&#8217;historicisme où poussèrent également le fascisme et le  nazisme.</p>
<p>Ce serait une grave erreur de conclure à une stricte  équivalence du sport selon Coubertin avec les idéologies des sociétés  closes. C&#8217;est surtout le comportement du Baron en 1936 et certains de ses textes à propos du colonialisme qui servent de fondement à cette opinion.</p>
<p>Coubertin a effectivement adoubé Hitler pour les JO de 1936 à  Berlin, mais le rénovateur des Jeux n&#8217;était alors plus que l&#8217;ombre de  lui-même. Ruiné, malade, âgé alors de 73 ans (il décédera l&#8217;année  suivante), il fut victime comme tant d&#8217;autres cette même année de  l&#8217;opération de séduction conduite avec brio, parce qu&#8217;elle a réussi, par  Hitler. Les JO de Berlin avaient plusieurs fins, l&#8217;une d&#8217;entre elles  étant de montrer au monde entier qu&#8217;Hitler n&#8217;était pas celui que l&#8217;on  croit, qu&#8217;il était en fait pacifiste et rien d&#8217;autre qu&#8217;un classique  homme d&#8217;état. C&#8217;est ainsi qu&#8217;il se servit de l&#8217;Olympisme dont les idéaux  pacifistes qu&#8217;il fit mine de récupérer achevèrent de rassurer l&#8217;Europe.  Coubertin tomba dans le panneau, d&#8217;autant plus qu&#8217;Hitler fit  personnellement dès 1935 de nombreux cadeaux au Baron alors abandonné  par la France : il lui offrit par deux fois une tribune radiophonique ;  il lui fit construire un institut de l&#8217;olympisme chargé d&#8217;éditer ses  écrits non publiés (posthumes et autres) ; il lui proposa une statue ;  il lui offrit une rente ; il promit de continuer des fouilles en Grèce  et de restaurer des monuments ; il appuiera même le nom de Coubertin pour le prix Nobel de la Paix ; il ajoutera aux Jeux des innovations auxquels lui-même n&#8217;avait pas pensé, comme la flamme olympique. Enfin, il fit des JO de Berlin de 1936  les plus grands qui ne furent jamais, où pour la première fois était  présente la télévision. Tout cela acheva de rendre Hitler sympathique à  Coubertin, le Führer ayant matériellement réalisé le rêve du Baron. Sa mort l&#8217;année suivante ne lui a pas donné le temps de s&#8217;apercevoir de cette erreur.</p>
<p>La « théorie critique du sport française », ainsi appelée par le  sociologue Jean-Marie Brohm qui en est le principal chef de file (avec  aussi Robert Redeker et Marc Perelman), a largement favorisé à diffuser  l&#8217;idée d&#8217;une stricte équivalence entre les idéaux du sport et ceux du  fascisme. Le sportif serait le laboratoire de l&#8217;homme nouveau, et de  Coubertin à Htiler, il n&#8217;y aurait qu&#8217;un pas. Mais en fait, cette théorie est trop grossière et manque l&#8217;essentiel chez  Coubertin et dans le projet d&#8217;une société sportive. Ce projet est  beaucoup plus subtile qu&#8217;il n&#8217;y paraît et penser pouvoir l&#8217;attaquer et  le démonter avec ces arguments réchauffés empruntant essentiellement au marxisme est d&#8217;une naïveté désolante.</p>
<p>Pour le dire en quelques mots, Coubertin, en imposant le sport à la  société, veut aussi imposer les valeurs du sport à la société. Quelles sont-elles ? Les valeurs du sport sont très proches de  celles du libéralisme et du capitalisme naissant, par opposition à la  gymnastique de l&#8217;époque, grande rivale du sport, qui prône un stricte  dirigisme de l&#8217;effort sportif. L&#8217;éthique du sport telle que la décrit  parfaitement Coubertin, qui n&#8217;était pas idiot, est la suivante. Dans le  sport règne une stricte égalité sociale mais une grande inégalité  naturelle où certains naissent plus doués que d&#8217;autres ; mais ces  inégalités naturelles peuvent être gommées dans une certaine mesure par  l&#8217;entraînement ; reste qu&#8217;après s&#8217;être entraîné le mieux que l&#8217;on  pouvait, les inégalités naturelles, qui ne sont autres qu&#8217;un privilège  de naissance, réapparaissent. En somme, l&#8217;éthique du sport commande  d&#8217;accepter les inégalités de naissance tout en enjoignant les moins bien  nés à travailler le plus possible. Le sport comme propédeutique à la vie  sociale prépare les hommes à accepter les inégalités de naissance, un  ordre naturellement injuste, tout en fournissant un motif valable les  enjoignant à travailler le plus possible. Être le plus efficace socialement tout en assurant la paix sociale, voilà ce qui est en germe dans le sport.</p>
<p>C&#8217;est donc tout autre chose que du fascisme qui est dans le sport. C&#8217;est  donc aussi tout autre chose que le simple capitalisme. C&#8217;est même autre  chose que le libéralisme. Le tour de force de Coubertin et de la société  sportive toute entière est d&#8217;être parvenu à trouver une idéologie  capable de faire travailler les hommes le plus possible tout en leur  faisant accepter les inégalités naturelles, les privilèges de naissance.</p>
<div class="amtap-item" lang="fr" xml:lang="fr"><a href="http://www.amazon.fr/Coubertin-seigneur-anneaux-fondements-lolympisme/dp/2915129363%3FSubscriptionId%3D0QRNS5H9PFYMFN93NA82%26tag%3Dmor0d-21%26linkCode%3Dxm2%26camp%3D2025%26creative%3D165953%26creativeASIN%3D2915129363"><img src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/41Uayno4F%2BL._SL110_.jpg" width="62" height="110" alt=""/></a><br />
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<p class="author">Jean-Marie Brohm.					Homnisphères 2008, 					Broché,				144 pages,				&#8364;&#160;12,00</p>
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		<title>Il n&#8217;y a de Vienne que pour moi</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Mar 2008 18:59:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Oscar Gnouros</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'oeil de Pausanias]]></category>
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		<description><![CDATA[Reconnaissons-le. Question titre et jeux de mots, on aura fait mieux. Mais c&#8217;est que je suis fatigué, après ce week end de Pâques passé à vagabonder dans les rues de Vienne, dans le froid, le vent, la pluie, parfois la neige, et même la nuit. Ce temps. Tout le freudisme est là. Comment ne pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.morbleu.com/il-ny-a-de-vienne-que-pour-moi/sigmund-freud/" rel="attachment wp-att-74" title="Sigmund Freud"><img src="http://www.morbleu.com/wp-content/uploads/2008/03/freud.thumbnail.jpg" alt="Sigmund Freud" align="right" /></a>Reconnaissons-le. Question titre et jeux de mots, on aura fait mieux. Mais c&#8217;est que je suis fatigué, après ce week end de Pâques passé à vagabonder dans les rues de Vienne, dans le froid, le vent, la pluie, parfois la neige, et même la nuit.</p>
<p><span id="more-73"></span>Ce temps. Tout le freudisme est là. Comment ne pas être morose, déprimé, névrosé ? La giboulée est l&#8217;autre nom du complexe d&#8217;Oedipe. La maison de Sigmund est bien située, non loin de l&#8217;Église Votivkirsche. Cette dernière est en travaux, ayant souffert de quelques dommages. <em>L&#8217;avenir d&#8217;une illusion</em>, n&#8217;est-ce pas là un texte dévastateur pour la bigoterie ?</p>
<p>La « Freudhause » est elle aussi meurtrie. Ses chambres sont vides, la voix y résonne et y raisonne, pourrait dire Lacan, tel le surmoi au plus profond de la conscience. Le divan original est parti en Grande Bretagne. De là-bas, sont toutefois revenus le chapeau, la canne, la malle et la couverture qui l&#8217;accompagnèrent lors de sa fuite en 1938.</p>
<p>Les Nazis&#8230; Ils en auront fait fuir plus d&#8217;un. Tous ces génies, partis essaimer l&#8217;intelligence ailleurs. Freud, Reich, Popper, Hayek, Gödel, Gombrich, Von Mises, Zweig&#8230; Les autres sont allés s&#8217;entasser sur la Heldenplatz pour y acclamer Hitler, Goebbels et les autres. Difficile d&#8217;imaginer cette si grande place, tristement pleine, au point de ne plus en voir un brin d&#8217;herbe.</p>
<p>Non loin de celle-ci, derrière une porte blindée se trouve le trésor impérial. Tout ce que les Habsbourg sont parvenus à accumuler. La couronne de Charlemagne, la bible de Charlemagne (avec lui-même en couverture, gravé dans l&#8217;or), l&#8217;épée de Charlemagne, le sac à main de Charlemagne. Mais aussi moult reliques, parmi lesquelles les os de pratiquement tous les apôtres. Ou encore, le berceau de l&#8217;Aiglon, le fils de Napoléon Ier l&#8217;Empereur des Français et de Marie Louise d&#8217;Autriche Impératrice des Français.</p>
<p>Cependant, le vrai trésor de Vienne, c&#8217;est sa musique. Je ne parle pas de Strauss,  de Brahms ou de Beethoven. Encore moins de Haydn ou de Mozart. Mais de ce rythme lent et régulier marqué par les sabots des chevaux et les pas des touristes sur les pavés le long de la Kärtner Straβe. Trois H&amp;M, pas moins, s&#8217;y trouvent côte à côte, et encore plus de magasins Rolex et de faux Mozart vendant des places d&#8217;opéra, dont certains sont mafieux.</p>
<p>Nul besoin de leur en acheter. On peux facilement en trouver à 2 euros, à condition de rester debout tout le concert. Loin d&#8217;être facile, si l&#8217;on consomme la gastronomie. Une seule saucisse dans un Würstelstand accompagnée d&#8217;une bière suffit à donner du travail à l&#8217;estomac pour au moins une année, surtout si ce cocktail se fait suivre du célèbre croissant et de son chocolat.</p>
<p>Mais d&#8217;autres liquides tout autant autrichiens que cette bonne bière coulent dans Vienne : l&#8217;Almdudler, la Red Bull et l&#8217;eau des fontaines publiques qui, paraît-il, provient directement des montagnes les plus hautes et les plus lointaines, garantie sans additifs. Cela dit, la vraie spécialité, plus que tout, reste le cordon-bleu, qui est à un plat fameux, dont j&#8217;ai oublié le nom mais pas le goût, ce que la calzone est à la pizza.</p>
<p>C&#8217;est que les Viennois ont la passion du pli et des étages. Leurs gâteaux ne sont que des tartes empilées, le tout enrobé d&#8217;un brillant sucre glace. Les bâtiments aussi. Otto Wagner (aucun lien de parenté) et les autres sont les pâtissiers de l&#8217;architecture. Des Eglises, des théâtres, des opéras, des jardins, des palais, des parlements et même des mairies que l&#8217;on avale goulûment, au risque d&#8217;une indigestion de tout cet or, cet ivoire et ce marbre, qui en quantité telle que même le soleil absent parvient à s&#8217;y réfléchir.</p>
<p>Hélas! Plus on s&#8217;approche du sol, plus l&#8217;éclat fait défaut. Les filets antifiente de pigeon recouvrant la plupart des monuments n&#8217;empêchent pas la salissure des rues et des chaussures. Mais de cela, on ne s&#8217;en aperçoit pas, les yeux ne se détournant jamais des hautes cimes urbaines. La valse ne fut pas inventée afin de contourner les excréments des chevaux. Les crachats, tags et chewing-gums n&#8217;importunent que dans les urinoirs publiques, qu&#8217;ils soient payants ou non.</p>
<p>Ainsi comprend-on mieux pourquoi les Turcs ont trouvé bon de s&#8217;arrêter par deux fois dans cette somptueuse ville plus douce que tous les palais d&#8217;Orient.</p>
<div class="amtap-item" lang="fr" xml:lang="fr"><a href="http://www.amazon.fr/Petit-Fut%C3%A9-Vienne-Dominique-Auzias/dp/2746916096%3FSubscriptionId%3D0QRNS5H9PFYMFN93NA82%26tag%3Dmor0d-21%26linkCode%3Dxm2%26camp%3D2025%26creative%3D165953%26creativeASIN%3D2746916096"><img src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/511Tw9E1vNL._SL110_.jpg" width="60" height="110" alt=""/></a><br />
<h3><a href="http://www.amazon.fr/Petit-Fut%C3%A9-Vienne-Dominique-Auzias/dp/2746916096%3FSubscriptionId%3D0QRNS5H9PFYMFN93NA82%26tag%3Dmor0d-21%26linkCode%3Dxm2%26camp%3D2025%26creative%3D165953%26creativeASIN%3D2746916096">Le Petit Futé Vienne</a></h3>
<p class="author">Dominique Auzias.					Petit Futé (Le) 2007, 					Broché,				324 pages,				&#8364;&#160;12,00</p>
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		<title>Heidegger et le nazisme</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jul 2007 21:23:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Oscar Gnouros</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Etre et Temps]]></category>
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		<description><![CDATA[Je suis en train de lire le livre de Faye. Faye ne cherche pas a démontrer qu&#8217;Heidegger était nazi. Cela est un fait revendiqué par le personnage lui-même. Heidegger était un apologue du régime hitlérien, et professait un antisémitisme viscéral. Personne ne peut contester cela. Ce que montre Faye, et c&#8217;est en cela qu&#8217;il est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.morbleu.com/heidegger-et-le-nazisme/heidegger-contemplant-la-montagne-sainte-victoire/" rel="attachment wp-att-100" title="Heidegger contemplant la montagne Sainte Victoire"><img src="http://www.morbleu.com/wp-content/uploads/2008/03/heidegger2.thumbnail.jpg" alt="Heidegger contemplant la montagne Sainte Victoire" align="right" /></a>Je suis en train de lire le livre de Faye. Faye ne cherche pas a démontrer qu&#8217;Heidegger était nazi. Cela est un fait revendiqué par le personnage lui-même. Heidegger était un apologue du régime hitlérien, et professait un antisémitisme viscéral. Personne ne peut contester cela.</p>
<p><span id="more-101"></span>Ce que montre Faye, et c&#8217;est en cela qu&#8217;il est novateur par rapport à d&#8217;autres auteurs, c&#8217;est que, selon ses propres mots, l&#8217;engagement d&#8217;Heidegger n&#8217;était pas un égarement passager d&#8217;un homme qui se serait fourvoyé (comme par exemple, Sartre et le stalinisme, ou encore Foucault et la révolution islamique en Iran) mais une adhésion de fond. Heidegger était nazi avant, pendant, et, chose bien plus inquiétante, après. Ce que Faye veut montrer, entre autres choses, c&#8217;est qu&#8217;il avait comme mis au point un plan concernant la publication de ses textes avec comme intention plus ou moins cachée de poursuivre l&#8217;œuvre de diffusion du nazisme après sa mort (j&#8217;en suis à cela dans l&#8217;ouvrage, et il faut bien avouer que, sans être incontestable, l&#8217;argument se tient).</p>
<p>Mais là où Faye va plus loin, c&#8217;est concernant l&#8217;œuvre et l&#8217;homme. On a tenté de séparer les deux, comme si Heidegger était un salaud, mais que sa philosophie était vierge de toute pensée nauséabonde. Faye veut montrer qu&#8217;en fait, sa philosophie était nazie autant que lui. Que <em>Etre et Temps</em> est comme codé, que cet ouvrage est comme le traité métaphysique de <em>Mein Kampf</em>, sa base philosophique.</p>
<p>En ce sens, je pense que l&#8217;on peut inscrire l&#8217;ouvrage de Faye un peu dans la même lignée que <em>La société ouverte et ses ennemis</em> de Karl Popper, où Popper montre que le totalitarisme était en germe dans la pensée de Platon, de Hegel et de Marx (il est plus nuancé avec Marx), mais aussi d&#8217;Hésiode, d&#8217;Héraclite et d&#8217;Aristote.</p>
<p>De même, le totalitarisme est en germe dans la pensée d&#8217;Heidegger. Il ne faut pas le cacher. Comme Nietzsche, il constitue une pensée dangereuse. J&#8217;ai dit totalitarisme, pas nazi. Je n&#8217;en sais rien, si <em>Etre et Temps</em> est nazi. Mais que ce soit un ouvrage qui propose des conceptions dangereuses, en opposition avec les fondements mêmes de la société ouverte, cela, on ne peut pas le nier. Heidegger lui-même avoue son dessein qui est de détruire l&#8217;humanisme, d&#8217;en finir avec les Temps Modernes, avec les Lumières, etc. Avouer un tel projet est pour moi condamnable et irresponsable, et suffit à disqualifier l&#8217;homme, qu&#8217;il soit nazi ou pas (car il n&#8217;y a pas besoin de prendre le nazisme comme argument pour critiquer Heidegger, il y a nombre de choses déjà très déplaisantes chez lui). Alors bien sûr, on entendra dire que l&#8217;on a mal interprété Heidegger quand il disait cela, que s&#8217;interdire d&#8217;entrer en contradiction avec de tels sujets, c&#8217;est censurer la pensée, etc. Mais comprend-on de quoi l&#8217;on parle? Est-ce bien responsable d&#8217;attaquer les fondements de l&#8217;humanisme, de la société ouverte, de la démocratie, que les motifs soient philosophiques ou non?</p>
<p>Il n&#8217;en reste pas moins (et c&#8217;est moi qui parle, que beaucoup ficheront comme anti-heideggerien primaire après avoir lu cela) qu&#8217;il y a dans <em>Etre et Temps</em> et ailleurs des pages très pertinentes qui valent le coup (sur la conscience morale, le on, l&#8217;angoisse, etc) et qui, peut-être, peuvent se lire en elles-mêmes, bien que celles-ci soient hélas! les feuilles d&#8217;un arbre qui a ses racines dans le sang de millions de morts.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi je ne comprends pas que l&#8217;on conspue Faye dans son intention. Je pense que c&#8217;est plutôt ceux qui s&#8217;acharnent à défendre Heidegger qui devraient réagir. Qu&#8217;ils admettent une fois pour toutes que, et l&#8217;homme, et l&#8217;œuvre sont condamnables. Qu&#8217;ils acceptent de lire Heidegger tout comme on lit Platon aujourd&#8217;hui : il n&#8217;existe plus personne (je l&#8217;espère) pour défendre Platon dans ses délires politiques eugénistes. Les conceptions politiques de Platon sont à jeter dans la poubelle de la philosophie, mais cela ne nous empêche pas pour autant de trouver dans son œuvre beaucoup d&#8217;éléments appréciables avec lesquels l&#8217;humanité a pu accoucher des Lumières.</p>
<div class="amtap-item" lang="fr" xml:lang="fr"><a href="http://www.amazon.fr/Heidegger-lintroduction-nazisme-dans-philosophie/dp/2253083828%3FSubscriptionId%3D0QRNS5H9PFYMFN93NA82%26tag%3Dmor0d-21%26linkCode%3Dxm2%26camp%3D2025%26creative%3D165953%26creativeASIN%3D2253083828"><img src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/41Rn1MieezL._SL110_.jpg" width="68" height="110" alt=""/></a><br />
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<p class="author">Emmanuel Faye.					Le Livre de Poche 2007, 					Poche,				767 pages,				&#8364;&#160;8,54</p>
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		<title>Karl Popper, La société ouverte et ses ennemis, L&#8217;ascendant de Platon</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Feb 2007 16:09:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Oscar Gnouros</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La société ouverte et ses ennemis est défini selon les propres mots de son auteur, Karl Popper (1902-1994), comme étant son « effort de guerre. » Il fut écrit pendant la Seconde Guerre mondiale par ce Viennois d&#8217;origine alors exilé en Nouvelle Zélande. Dans cet ouvrage, il cherche à cerner l&#8217;origine du totalitarisme. Il la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.morbleu.com/karl-popper-la-societe-ouverte-et-ses-ennemis-lascendant-de-platon/karl-popper/" rel="attachment wp-att-186" title="Karl Popper"><img src="http://www.morbleu.com/wp-content/uploads/2008/04/popper.thumbnail.jpg" alt="Karl Popper" align="right" /></a><em>La société ouverte et ses ennemis</em> est défini selon les propres mots de son auteur, Karl Popper (1902-1994), comme étant son « effort de guerre. » Il fut écrit pendant la Seconde Guerre mondiale par ce Viennois d&#8217;origine alors exilé en Nouvelle Zélande. Dans cet ouvrage, il cherche à cerner l&#8217;origine du totalitarisme. Il la trouve chez Platon, ou même avant chez Hésiode ou Héraclite sous des formes plus atténuées. C&#8217;est à la pensée politique totalitaire de Platon qu&#8217;est voué le premier tome.</p>
<p><span id="more-185"></span>Le travail théorique de Popper a deux dimensions. Il permet 1) une véritable connaissance archéologique sur le totalitarisme &#8211; un des premiers historiquement avant Arendt &#8211; qui nous permet de le caractériser pour le reconnaître jusque dans ses premiers germes afin de mieux le combattre ; 2) de critiquer indirectement les sociétés closes de l&#8217;époque, que ce soit l&#8217;Allemagne nazie, l&#8217;Italie fasciste ou le Japon nationaliste &#8211; sans oublier la France de Pétain.</p>
<p>Dans l&#8217;extrait ci-dessous, Popper analyse la fameuse notion d&#8217;individualisme, que beaucoup s&#8217;ingénient à fustiger en la faisant passer pour quelque chose d&#8217;infâme. La rhétorique des adversaires de la société ouverte est subtile. Ils assimilent individualisme et égoïsme comme étant une seule et même chose. L&#8217;égoïsme étant une chose à rejeter moralement, ils en profitent pour condamner en même temps l&#8217;individualisme qui lui est prétendument identique. Or, détruire l&#8217;individualisme permet mécaniquement de faire la promotion de son contraire qui est le collectivisme, fondement de la société close et du totalitarisme.</p>
<p>D&#8217;où l&#8217;important enjeu de mettre au jour cette rhétorique pernicieuse et d&#8217;en dénoncer les rouages. Non, égoïsme et individualisme, ce n&#8217;est pas la même chose. Non, l&#8217;altruisme ne se niche pas dans le collectivisme. Oui, un individualisme altruiste est possible, et c&#8217;est même là le fondement moral de nos sociétés occidentales, fondement qu&#8217;il faut défendre avec force contre tous ses ennemis.</p>
<p>Ce texte est traversé par une thèse chère à Popper. Contrairement à Russell qui a toujours affirmé que le problème de l&#8217;homme est qu&#8217;il avait progressé plus rapidement du point de vue de l&#8217;intelligence que du point de vue moral, Popper affirme que son drame est qu&#8217;il est au contraire trop bon et pas assez intelligent. Pour Popper, l&#8217;homme se laisse piéger naïvement par les doctrines totalitaires qui font appel aux bons sentiments en dénonçant l&#8217;égoïsme ou la pauvreté. Son sens moral le rend naturellement enclin à écouter les « faux-prophètes » lui assénant que sa société occidentale est mauvaise. S&#8217;il était plus intelligent, il verrait aussitôt que ces mêmes doctrines ne sont morales qu&#8217;en apparence et qu&#8217;il lui faut les rejeter avec vigueur. Voilà pourquoi il est si important de dénoncer cette obscure rhétorique qui parle à l&#8217;âme et non à l&#8217;esprit.</p>
<p><strong>Karl Popper, <em>La société ouverte et ses ennemis</em>, Tome 1 « L&#8217;ascendant de Platon », Chapitre 6 « La justice totalitaire », V, 1945</strong></p>
<blockquote><p>Les problèmes de l&#8217;individualisme et du collectivisme, d&#8217;une part, de l&#8217;égalité et de l&#8217;inégalité, d&#8217;autre part, sont étroitement liés. Pour en discuter, quelques observations terminologiques sont nécessaires.</p>
<p>Selon le <em>Dictionnaire d&#8217;Oxford</em>, le mot <em>individualisme</em> peut être utilisé de deux manières : par opposition soit au mot <em>collectivisme</em>,<em> </em>soit au mot <em>altruisme</em>. Il n&#8217;y a pas d&#8217;autre terme correspondant au premier de ces usages, mais il en existe un pour le second, c&#8217;est celui d&#8217;<em>égoïsme</em>. Dans ce qui va suivre, je me servirai donc du mot individualisme exclusivement comme antonyme de collectivisme, et du mot égoïsme comme antonyme d&#8217;altruisme.</p>
<p>Or, ces quatre termes représentent des notions dont dépend &#8211; directement ou non &#8211; l&#8217;établissement de lois normatives générales.</p>
<p>Bien qu&#8217;ils soient nécessairement vagues, on peut, me semble-t-il, les éclairer au moyen d&#8217;exemples et les rendre assez précis pour servir notre propos. Commençons par le collectivisme, avec lequel notre discussion du holisme de Platon nous a déjà familiarisés. Nous avons vu, en effet, que Platon demande que l&#8217;individu soit subordonné aux intérêts de l&#8217;ensemble : univers, cité, tribu, race ou tout autre corps collectif. Dans un passage que nous n&#8217;avons cité qu&#8217;en partie, il déclare : « Celui qui prend soin de toutes choses a tout disposé pour la conservation et la perfection de l&#8217;ensemble où chaque partie [...] ne pâtit et n&#8217;agit que dans la mesure qui convient [...]. Rien ne se fait pour toi, mais toi pour l&#8217;ensemble », ce qui est l&#8217;idée de base du holisme et du collectivisme. Elle répond au désir qu&#8217;ont les hommes d&#8217;appartenir à un groupe ou à une tribu, et fait appel à leur sens moral puisqu&#8217;elle les incite à l&#8217;altruisme et condamne l&#8217;égoïsme. Platon laisse entendre que celui qui n&#8217;est pas capable de sacrifier son intérêt personnel au bien de l&#8217;ensemble est un égoïste.</p>
<p>Or, nous venons de voir que le collectivisme n&#8217;est pas l&#8217;opposé de l&#8217;égoïsme de classe, et ne se confond pas avec l&#8217;altruisme ou le désintéressement. L&#8217;égoïsme collectif, par exemple l&#8217;égoïsme de classe, est très répandu. D&#8217;autre part, un individualiste peut être altruiste, c&#8217;est-à-dire prêt à consentir des sacrifices au profit d&#8217;autres individus. Autrement dit, chacun de nos quatre termes peut se combiner avec deux autres (à l&#8217;exclusion, évidemment, de son antonyme), ce qui nous donne quatre combinaisons différentes.</p>
<p>Mais Platon et la plupart des platoniciens ne l&#8217;admettent pas ; pour eux, la seule alternative au collectivisme est l&#8217;égoïsme, d&#8217;où une confusion dans la pensée éthique qui persiste encore de nos jours. La confusion de l&#8217;individualisme avec l&#8217;égoïsme permet de le condamner au nom des sentiments humanistes et d&#8217;invoquer ces mêmes sentiments pour défendre le collectivisme. En fait, en attaquant l&#8217;égoïsme, ce sont les droits de l&#8217;individu qu&#8217;on vise.</p>
<p>La perspicacité de Platon lui a toujours permis de discerner le danger partout où il était dissimulé, et il s&#8217;est sans doute rendu compte que la nouvelle doctrine humaniste tirait sa force de l&#8217;individualisme plus encore que de l&#8217;égalitarisme. C&#8217;est, en effet, l&#8217;émancipation de l&#8217;individu qui avait provoqué la grande révolution dans les esprits conduisant à l&#8217;effondrement du tribalisme et à la montée de la démocratie.</p>
<p>Or, l&#8217;individualisme se rattache à la vieille conception intuitive de la justice, selon laquelle celle-ci est une certaine façon de traiter les individus, et non, comme le voudrait Platon, la santé et l&#8217;harmonie de l&#8217;Etat. [...]</p>
<p>Periclès, quant à lui, souligne que l&#8217;individualisme dont il parle doit être associé à l&#8217;altruisme. [...]</p>
<p>Cette combinaison d&#8217;individualisme et d&#8217;altruisme est devenue la base de la civilisation occidentale, le principe essentiel du christianisme et la clé de toutes les théories éthiques qui sont nées de notre civilisation et l&#8217;ont enrichie. C&#8217;est aussi, par exemple, la règle majeure de Kant : « Reconnaissez toujours que les individus sont des fins et ne vous en servez pas comme des moyens pour arriver à vos fins. » Aucune idée n&#8217;a joué un rôle comparable dans l&#8217;évolution morale de l&#8217;homme.</p>
<p>Platon avait raison de la considérer comme contraire à son État formé de castes et de la réprouver plus que toute autre idée « subversive » de son temps.</p></blockquote>
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<p class="author">Jacqueline Bernard (Traduction).					Seuil 1979, 					Broché,				256 pages,				&#8364;&#160;21,84</p>
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		<title>Alexandre Del Valle, Le totalitarisme islamiste à l&#8217;assaut des démocraties</title>
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		<pubDate>Sun, 11 May 2003 10:46:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Oscar Gnouros</dc:creator>
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		<description><![CDATA[I &#8211; L&#8217;AUTEUR Alexandre Del Valle est un géopolitologue confirmé et est professeur de géopolitique à l&#8217;Ecole de guerre économique. Il est chercheur à l&#8217;Institut International d&#8217;Etudes Stratégiques (IIES) et à Paris II. Il codirige la revue Géostrategie et collabore à de nombreuses publications, comme Politique International. Son œuvre se limite pour l&#8217;instant à trois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.morbleu.com/alexandre-del-valle-le-totalitarisme-islamiste-a-lassaut-des-democraties/alexandre-del-valle/" rel="attachment wp-att-109" title="Alexandre Del Valle"><img src="http://www.morbleu.com/wp-content/uploads/2008/03/valle.thumbnail.jpg" alt="Alexandre Del Valle" align="right" /></a><u><strong>I &#8211; L&#8217;AUTEUR</strong></u></p>
<p align="justify">Alexandre Del Valle est un géopolitologue confirmé et est professeur de géopolitique à l&#8217;Ecole de guerre économique. Il est chercheur à l&#8217;Institut International d&#8217;Etudes Stratégiques (IIES) et à Paris II. Il codirige la revue <em>Géostrategie</em> et collabore à de nombreuses publications, comme <em>Politique International</em>. Son œuvre se limite pour l&#8217;instant à trois ouvrages : <em>Islamisme et Etats-Unis : une alliance contre l&#8217;Europe</em> parut en 1997, <em>Guerres contre l&#8217;Europe</em> parut en 2000 et réactualisé en 2001, et son dernier ouvrage, sans aucun doute le plus controversé, <em>Le totalitarisme islamiste à l&#8217;assaut des démocraties</em>, dont nous allons parler ici.</p>
<p align="justify"><span id="more-108"></span>	Controversé, car les islamologues se sont souvent limités, à tort ou à raison, à une analyse du phénomène islamiste aux seuls pays du monde arabe. Ce livre est une suite logique des précédents ouvrages de Del Valle, où l&#8217;auteur montre comment l&#8217;arme islamiste qui fut instrumentalisée par les puissances occidentales contre le bloc soviétique, s&#8217;est violemment retournée contre nos démocraties à partir de 1991 qui montre une rupture, année où deux événements eurent lieu quasiment simultanément : l&#8217;effondrement de l&#8217;URSS et la guerre du Golf. Le plus grand symbole de cette rupture se produisit 10 ans après, le mardi 11 septembre 2001.</p>
<p align="justify">	Et c&#8217;est pourquoi Alexandre Del Valle choisît de publier son livre le 11 septembre 2002, un an après ces tragiques événements. Ce livre dresse l&#8217;étendu de la pénétration islamiste en occident, qui est bien plus importante que ce que certaines têtes bien-pensantes veulent nous faire croire. Del Valle ne se limite pas seulement à la seule approche terroriste du totalitarisme islamiste, il va beaucoup plus loin et n&#8217;hésite pas à mettre le doigt là où ça fait mal, et montre à quel point nos démocraties, nos libertés, notre égalité en droits, et notre laïcité sont menacées.</p>
<p align="justify">	Cependant, comme tout livre, il est bon de prendre du recul avec les thèses énoncées. En effet, sans remettre en cause ses talents de géopolitologue qui ne sont plus à démontrer, Alexandre Del Valle a, comme tout le monde, des convictions politiques, et son ouvrage et marqué de sa pensée. Il a choisi, à la même période que la sortie de son livre, de rejoindre l&#8217;UMP, et il s&#8217;est même présenté à la présidence du mouvement en novembre 2002 sur la liste de Rachid Kaci qui a d&#8217;ailleurs préfacé son livre. Rachid Kaci, président de l&#8217;association <em>Democratia</em>, association semblable à <em>SosRacisme,</em> mais avec un discours différent, a créé au sein de l&#8217;UMP le mouvement nommé la <em>Droite Libre</em> auquel Del Valle appartient. Bien que son nom le laisse penser, la <em>Droite Libre</em> n&#8217;est pas des plus libérales, et son discours rappelle plus celui de Charles Pasqua. La <em>Droite Libre</em> a des positions très réactionnaires, très conservatrices, en opposition avec les principes libéraux, et Del Valle qui en est donc un des idéologues, se montre en faveur de la double peine, contre le vote des immigrés et va jusqu&#8217;à proposer une loi interdisant les drapeaux étrangers dans les manifestations.</p>
<p align="justify"> Alexandre Del Valle est ce que l&#8217;on appelle un souverainiste, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;il plaide pour une autorité ferme des États et de la République sur leur territoire, et donc d&#8217;un dirigisme politique à toute épreuve. Ainsi, il ne faudra pas s&#8217;étonner de voir Del Valle énoncer dans son livre des méthodes de résolution des problèmes parfois aux limites fixées par la loi de 1905 définissant notre laïcité française. Par conséquent, Del Valle se prononce fermement contre le modèle communautaire tel que l&#8217;on peut le retrouver par exemple en Grande-Bretagne ou, à moindre échelle, aux Etats-Unis d&#8217;Amerique.</p>
<p align="justify">	Comme ses livres, Alexandre Del Valle est un auteur très controversé, notamment dans le monde musulman. Il ne faudra donc pas s&#8217;étonner de savoir que Alexandre Del Valle est victime d&#8217;une <em>fatwa</em>, que l&#8217;on peut assimiler à un amendement de la <em>charia</em>, la loi islamique, autorisant sa mise à mort, ou tout du moins, sa non-interdiction, cette nuance démontrant bien la rhétorique mise en place par les islamistes.</p>
<p align="justify">	On le comprend, Alexandre Del Valle a une personnalité, et son livre aussi et tous deux laisseront sans nul doute une trace dans l&#8217;esprit des islamistes comme dans celui des démocrates.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"><u><strong>II &#8211; LE LIVRE</strong></u></p>
<p align="justify"> Comme le laisse présager le titre, cette ouvrage traite du problème confrontant les démocraties et le monde islamiste. C&#8217;est pourquoi Del Valle choisit de débuter son analyse en essayant d&#8217;analyser les événements du 11 septembre, et surtout les leçons qu&#8217;en ont tiré les démocraties, ou tout du moins, qu&#8217;elles auraient du tirer. Ainsi, Del Valle montre que si les tours du World Trade Center ont été choisies, c&#8217;est parce qu&#8217;elles constituaient un vrai symbole de notre civilisation, et que c&#8217;est donc bel et bien à une guerre des civilisations, une sorte de nouvelle lutte des classes, que nous assistons. Cet événement a plongé le monde entier entre terreur et fascination, et Del Valle qualifie le 11 septembre comme étant la plus grande opération marketing que le monde islamiste envoya à l&#8217;occident et on pourrait résumer la stratégie de Ben Laden par « Parlez de moi, en bien ou en mal, peu importe, pourvu que vous parliez de moi. » La quasi-totalité du monde arabe était heureux, exultait de joie, alors que l&#8217;occident se déchirait entre deux sentiments, certains compatissant et trouvant dans cet événement un retour de manivelle justifié. Del Valle trouve dans cette réaction une analogie avec ce que l&#8217;on appelle le <em>syndrome de Stockholm</em>, où les otages d&#8217;une action terroriste avaient fini par prendre le parti de leurs agresseurs et de justifier leurs actes. La plus grande partie des intellectuels occidentaux crièrent « non à l&#8217;amalgame », rappelant que tous les islamistes ne sont pas des terroristes, et que l&#8217;occident est très redevable au monde musulman, rappelant l&#8217;age d&#8217;or de l&#8217;Andalousie musulmane, soulignant le fait que les intégristes ou fondamentalistes ne constituent que des cas marginaux. Mais Del Valle quant à lui, n&#8217;hésite pas à qualifier l&#8217;islamisme non pas d&#8217;intégrisme, mais de IIIème totalitarisme : le « totalitarisme vert. » Le IIIème, car il succède au totalitarisme rouge, le communisme, et au brun, le nazisme. On retrouve ici une thèse très chère à Del Valle qui est celle de <em>la convergence des totalitarisme</em> et qui reviendra souvent dans l&#8217;analyse de la percée islamiste dans les démocraties. Car comme le montre Del Valle, l&#8217;islamisme a tout d&#8217;un totalitarisme : il est basé sur une idéologie ne pouvant être remise en cause, se veut universaliste, violant, liberticide, génocidaire. Et l&#8217;on ne doit pas se limiter à qualifier d&#8217;islamisme les seuls actes terroristes. En effet, pour Del Valle, les revendications communautaires et multiculturalistes constituent une sorte de cheval de Troie pour nos démocraties. Les islamistes profitent ainsi de la laïcité pour faire passer certaines exigences identitaires, parfois anodines, mais en contradiction avec nos principes démocratiques d&#8217;égalité. Les démocraties semblent ne pas prendre ceci comme une menace, préférant garder le terme de totalitarisme aux seules organisations militaires se revendiquant comme telles.</p>
<p align="justify"> Del Valle en vient ensuite dans le deuxième chapitre aux fondements théologiques de l&#8217;islamisme. Et toujours dans son style très direct, sans euphémismes, Del Valle va droit au but en montrant du doigt le premier totalitarisme islamiste : Mahomet. L&#8217;islam est une religion abrahimique. C&#8217;est la troisième et la dernière religion du livre, après le judaïsme et le christianisme. Le Dieu désigné par le Coran, l&#8217;Evangile, et la Thora est le même. Le Coran, d&#8217;après les <em>hadiths</em> (traditions et légendes qui renferment les secrets de la vie du prophète) fut révélé à Mahomet en l&#8217;an 610 après J. C. en mains propres, ce dernier étant illettré. Le Coran est donc un nouveau message de Dieu parfais et infaillible, car il fut révélé à Mahomet et celui-ci ne pas l&#8217;écrit. Et ce message est très simple et peut se résumer ainsi : « Il n&#8217;y a de Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète. » Cette phrase constitue le premier pilier de l&#8217;islam, les piliers étant les fondements canoniques d&#8217;une religion. L&#8217;islam rappelle donc l&#8217;unicité de Dieu, c&#8217;est un ultra-monothéisme car les musulmans n&#8217;adorent que Dieu. Pour eux, les chrétiens et les juifs, cousins des musulmans, sont parfois qualifiés de polythéistes, car ils ajoutent à Dieu d&#8217;autres divinités comme Moïse, Jésus, Marie. Et le Coran est intraitable envers les juifs et chrétiens, polythéistes ou athées : la conversion, ou la mort. On touche ici les fondements génocidaires de ce totalitarisme. Ainsi, il est rappelé dans plusieurs sourates le rôle essentiel que doit constituer le <em>djihad</em>, la guerre Sainte qui doit étendre à terme la religion musulman au monde entier (fondement universaliste), pour tout bon musulman. C&#8217;est le djihad qui permettra à la religion musulmane de pouvoir s&#8217;étendre, et c&#8217;est pourquoi elle fut adoptée comme religion d&#8217;Etat par de nombreux royaumes, comme l&#8217;Arabie Saoudite, car l&#8217;islam formait une alliance parfaite avec l&#8217;esprit guerrier de certains esprits belliqueux. L&#8217;islam tend à contrôler autant la sphère publique que privée (fondement liberticide), et ses fondements juridiques sont très simples : tout d&#8217;abord, on se réfère aux versets du Coran pour juger. Si celui-ci fait défaut, on se réfère aux traditions (les hadiths) du prophète : si Mohamet l&#8217;a fait, on peut le faire, sinon on ne peut pas. Et à défaut, si ni les hadiths, ni le Coran ne permet de résoudre le problème, on se fie à sa raison. Comme le remarque Del Valle, on est bien loin de <em>l&#8217;esprit des lois</em> de Montesquieu. Cependant, certains théologiens musulman, comme Avicenne ou Averroes, essayèrent dès le début de faire entendre leur vision beaucoup plus modérée car d&#8217;inspiration néo-platonicienne et aristotélicienne. Ils pratiquèrent <em>l&#8217;Ijtihad</em>, c&#8217;est à dire qu&#8217;ils essayèrent d&#8217;interpréter les textes sacrés, et l&#8217;age d&#8217;or du monde arabe remonte à cette époque. Malheureusement, en 935, le califat décida de fermer les portes de l&#8217;Ijthiad, et 935 marque le début de la radicalisation de l&#8217;islamisme pour Del Valle, l&#8217;échec qu&#8217;ont rencontré tous les réformateurs modernistes après cette date, et le calvaire vécu depuis par tous les musulmans modernistes, libéraux et modérés. Car les premières victimes de ce totalitarisme, ce sont d&#8217;abord les musulmans eux-même.</p>
<p align="justify"> Après avoir rappelé les fondements de l&#8217;islamisme, Del Valle tente ensuite d&#8217;analyser dans le chapitre 3 la compatibilité de <em>l&#8217;ordre islamique et des sociétés ouvertes</em>. Ainsi, comme on l&#8217;a vu, la charia est en opposition totale avec notre système juridique, et donc avec la laïcité. Del Valle rappelle ainsi que à l&#8217;exception de la Tunisie et de la Turquie, toutes les constitutions des pays arabes proclament l&#8217;islam religion d&#8217;Etat. Certains de ces États sont même en violation constante avec les droits de l&#8217;homme, et des États, comme l&#8217;Arabie Saoudite, le Pakistan et le Maroc tendent à les renier, et ont adopté à sa place <em>la Déclaration islamique des droits de l&#8217;homme en [terre d']Islam</em> qui, si on prend la peine de la lire, est en contradiction totale avec les droits de l&#8217;homme les plus élémentaires. Dans son analyse, Del Valle rejoint la plupart des islamologues concernant les inégalités prônées par la charia. Tout d&#8217;abord entre femmes et hommes, entre non-musulmans et musulmans, et entre esclaves et maîtres. Del Valle énumère ensuite en développant avec précision ces inégalités. Il voit dans le voile islamique un symbole de soumission de la femme. Il dénonce l&#8217;inégal accès aux travail, à l&#8217;héritage et au témoignage. Concernant l&#8217;esclavage, il montre comment le Coran, juste en le citant, est en violation directe avec le 3<sup>ème</sup> article de la déclaration des droits de l&#8217;homme de 1948. Pour Del Valle, l&#8217;islamisme est insoluble dans la démocratie, de la même façon que la démocratie est insoluble dans l&#8217;islamisme. Et c&#8217;est pourquoi Del Valle n&#8217;a pas peur de dire que nous assistons à un choc des civilisations. En effet, l&#8217;islamisme est universaliste, mais la démocratie aussi, et est à sa façon un totalitarisme car elle ne laisse pas le choix : il faut être démocrate. Cela ne peut donc aboutir, selon Del Valle, qu&#8217;a un clash.</p>
<p align="justify"> Dans le chapitre 4 sous-titré <em>le IIIème totalitarisme, </em>la thèse de le convergence des totalitarismes qui fut annoncée plus tôt est maintenant abordée plus en détails. C&#8217;est un thème centrale pour Del Valle, et une grande partie de son analyse du pourquoi d&#8217;une telle percée islamiste est basée sur ce phénomène. Del Valle commence par justifier plus en détails son idée que le totalitarisme islamiste en est un. Il utilise ainsi des critères de justification reconnut par tout les politologues. Ainsi, Del Valle insiste beaucoup sur le fait que l&#8217;islamisme reconnaît beaucoup de ces critères, si ce n&#8217;est tous.</p>
<p align="justify"><strong>L&#8217;indistinction entre les domaines de la politique et de la société civile</strong> : ce qui aboutit en islam à la confusion du temporel et du spirituel, où l&#8217;Etat est total, absorbant et séculaire.</p>
<p align="justify"><strong>La mobilisation totale et permanente, la fuite en avant dans l&#8217;extrémisme</strong> : d&#8217;où l&#8217;idée de révolution permanente, chère aux marxistes, qui est imposée par le djihad, et qui a abouti à la révolution islamique en Iran en 1979 et à la chute du Chah.</p>
<p align="justify"><strong>La militarisation non soumise aux normes de l&#8217;Etat de droit et la disparition de la distinction guerrier/soldat</strong>, ce qui rappelle fortement l&#8217;époque nazie des SA et des SS. En effet, le Coran demande au croyants un <em>effort de guerre sur le sentier d&#8217;Allah</em>, la récompense étant le paradis d&#8217;Allah, ce qui est l&#8217;équivalent du Wallalh des nazis néopaïens. Cette indistinction guerrier/soldat explique comment certains terroristes ont pu ainsi s&#8217;organiser en dehors de toute structure militaire.</p>
<p align="justify"><strong>Le rejet de l&#8217;individualisme</strong> de l&#8217;islamisme montre comment ce système est opposé à toute liberté de conscience, d&#8217;expression et d&#8217;action des individus, puisque seule la <em>oumma</em> (la communauté islamique) compte et prédomine sur la personne, comme dans les systèmes communistes.</p>
<p align="justify"><strong>La terreur et la peur généralisée</strong> qui n&#8217;est plus à démontrer, les innombrables mouvances terroristes s&#8217;en chargeant, mais également la terreur d&#8217;un Etat, comme en Arabie Saoudite, où la menace d&#8217;une délation découlant d&#8217;un comportement jugé non conventionnel plane continuellement.</p>
<p align="justify"><strong>La fin justifie les moyens et le mensonge est un devoir</strong>. Le fanatisme et le mensonge étant les deux caractéristiques de l&#8217;idée absolutiste. Ainsi, la barbarie du terrorisme se trouve justifiée par le Coran, ainsi que le mensonge et c&#8217;est pourquoi les discours révisionnistes et négationnistes sont monnaie courante.</p>
<p align="justify"><strong>L&#8217;ideocratie ou le fanatisme idéologique</strong> : l&#8217;Idée est le fondement même du système, est parfaite et intouchable, et ne peut pas être remise en cause.</p>
<p align="justify">Un peu plus loin, Del Valle cite l&#8217;écrivain Umberto Eco, qui est aussi un grand spécialiste des religions pour définir encore un peu mieux le totalitarisme islamiste. Ainsi, pour Eco, l&#8217;islamisme est un fascisme des origines, qu&#8217;il appelle <em>Ur-fascisme</em>. Il le définit en 13 points qui sont : l&#8217;affirmation que la vérité a été proférée une fois pour toute (Coran intouchable et fermeture des portes de l&#8217;ijthiad), que le traditionalisme implique le rejet du modernisme, l&#8217;irrationalisme s&#8217;appuie sur le culte de l&#8217;action pour l&#8217;action, la désapprobation est une trahison (d&#8217;où la peine de mort pour les apostats), il découle d&#8217;une frustration individuelle, est obsédé par le complot (idée du lobbie juifs planétaire), l&#8217;idée que l&#8217;on ne lutte pas pour vivre, mais que l&#8217;on vit pour lutter, que chaque citoyen appartient au meilleur peuple du monde, que le culte de l&#8217;héroïsme est très lié au culte de la mort (martyres),  extension de la volonté de domination aux questions sexuelles (machisme, sexisme), que les individus en tant que tel n&#8217;ont pas de droits.</p>
<p align="justify">Après avoir démontré les fondements totalitaires de l&#8217;islamisme ainsi que ses cotés fascisants, Del Valle expose sa thèse de la convergence des totalitarismes. Il commence par montrer en quoi la <em>oumma résonne</em> très bien avec le <em>Lebensraum</em> qui fut défini par la doctrine nationale-socialiste. Ce concept repose sur le fait de l&#8217;universalité des peuples, c&#8217;est à dire qu&#8217;après que le djihad ait fait son œuvre, tout les peuples ne doivent plus en faire qu&#8217;un seul : la oumma, la communauté musulmane. Tous les moyens sont utilisés pour cela, y compris le génocide, dont les exemples ne manquent malheureusement pas. Et c&#8217;est pourquoi Del Valle n&#8217;hésite pas à dire de l&#8217;islamisme qu&#8217;il est le digne successeur du nazisme. Il rappelle ainsi qu&#8217;un grand nombre de puissances arabes ont collaboré à l&#8217;Axe pendant la 2<sup>ème</sup> guerre, que pendant la même période, beaucoup de muftis furent promus commandants de divisions SS, que le financier des terroristes palestiniens et du FLN algérien n&#8217;est autre que l&#8217;héritier testamentaire d&#8217;Hitler, que l&#8217;OLP recrute beaucoup de militants parmi les néonazis allemands.</p>
<p align="justify">Pour ce qui est des parentés avec le communisme, Del Valle cite Bertrand Russell pour qui l&#8217;islamisme et le communisme partagent tous deux le même universalisme, le même <em>messianisme des pauvres</em>. Il rappelle que certains philosophes d&#8217;extrême gauche, comme Michel Foucault ou Jean-Paul Sartre ont salué la révolution islamique de Khomeyni en Iran. Cette révolution fut interprété comme une manifestation du grand soir tant attendu par Marx, Engels et ses post-héritiers. L&#8217;attentat du 11 septembre fut également vu comme une réponse exceptionnelle à l&#8217;impérialisme par l&#8217;extrême gauche antisioniste, anti-américaine et tiers-mondiste. Del Valle souligne d&#8217;ailleurs le thème central de cette convergence : <strong>la judéophobie</strong>. En effet, les rouges-bruns-verts s&#8217;accordent tous sur ce point : la haine des juifs et tout ce qu&#8217;il leur est relatif, comme l&#8217;Etat d&#8217;Israël. Les discours négationnistes et révisionnistes sur la soah sont presque institutionnels. D&#8217;ailleurs, certains verts n&#8217;hésitent pas à prôner un retour de la solution finale étendue par contre aux non-musulmans, ou plutôt, non-islamistes. Nous voyons donc que ces trois totalitarismes possèdent tous de tristes points en commun : l&#8217;antisémitisme, l&#8217;antisionisme, l&#8217;anti-américanisme, le tiers-mondisme.</p>
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<p align="justify">	Le chapitre 5 se propose de répondre à la pertinente question qui est de savoir d&#8217;où provient essentiellement l&#8217;islamisme. Alexandre Del Valle va ainsi passer au crible de sa plume exacerbée les grands pôles de ce néototalitarisme. Il débute par l&#8217;Égypte, où l&#8217;on apprend que c&#8217;est dans ce pays qu&#8217;est née l&#8217;organisation des Frères musulmans en 1928. Fondée par Hassan al-Banna, les Frères musulmans furent la première organisation dite panislamiste, c&#8217;est-à-dire à la fois nationaliste et islamiste. Le programme de l&#8217;organisation, qui comprend 50 points clefs, est édifiant : les Frères musulmans proposent de contrôler le politique, le juridique, le social, le scientifique et l&#8217;économique, mais bien entendu, en appliquant le Coran et les Hadiths à la lettre près. Citons quelques-unes de ces revendications : réformer les lois pour qu&#8217;elles se conforment à la législation islamique, fermer les dancings, interdire la danse et tout contact entre hommes et femmes, exercer un contrôle sur le théâtre et le cinéma, effectuer avec rigueur un contrôle sur les chansons avant de les diffuser, réprimer tous ceux qui ne respectent pas les préceptes de l&#8217;islam ou ceux qui n&#8217;observent pas ses obligations, tels le jeûne du mois de ramadan, la prière. Del Valle fait alors apparaître ici un nouveau néologisme : l&#8217;<em>homo islamicus</em>. À en croire ces idéologues, l&#8217;homme ne peut et ne doit que s&#8217;accomplir par et pour l&#8217;islam. Et il est surprenant de remarquer que le petit fils de Hassan al-Banna n&#8217;est autre que le très médiatique Tariq Ramadan, d&#8217;expression française et théologien musulman très célèbre, idéologue des Frères musulmans en Europe. Les Frères musulmans contrôlent d&#8217;ailleurs l&#8217;UOIF (Union des Organisations Islamiques de France) et l&#8217;UOIE (Union des Organisations Islamiques d&#8217;Europe). Il est bon de savoir que ces organisations, au détriment d&#8217;autres beaucoup plus modérées, sont les interlocuteurs privilégiés de nos démocraties. L&#8217;organisation des Frères musulmans constitue un bon exemple pour se rendre compte du double discours islamiste. Ainsi, les Frères musulmans se sont toujours désolidarisés de toutes les mouvances terroristes, tout du moins en apparence. Mais cela n&#8217;empêche pas cette organisation de tenir un discours totalitaire.</p>
<p align="justify"> Del Valle passe ensuite à l&#8217;Iran, qui est la capitale du chiisme radical. En effet, la révolution islamique de 1979 qui transforma la république d&#8217;Iran moderniste et laïque en un état totalitaire est souvent montrée comme un exemple par toutes les mouvances islamistes, quelles soient chiites ou sunnites. L&#8217;ayatollah Khomeyni fut un des leaders du monde islamiste, toujours très écouté, et lors de la sortie du livre de Salman Rushdie, <em>Les versets sataniques </em>en 1989, Khomeyni décréta publiquement aux oreilles du monde une fatwa condamnant à mort l&#8217;écrivain. L&#8217;Iran est un grand acteur dans l&#8217;islamisme, et le rêve secret de Teheran est d&#8217;étendre la révolution islamique au monde entier. Ainsi, 1980 voit la création d&#8217;un bureau d&#8217;aide à la révolution islamique. Les GIA algériens, le Hamas palestinien, le Hezbollah libanais sont directement en relation avec Teheran qui assure le financement ainsi que la coordination. Cette dernière organisation est certainement la plus puissante car elle est un fruit direct ou plutôt c&#8217;est elle qui a donnée lieu à la révolution islamique de 1979. Le Hezbollah est une organisation terroriste internationale et possède des filiations sur toute la planète, bien que le cerveau de l&#8217;organisation reste le Liban. Depuis l&#8217;automne 2000 qui a signé le début de la seconde Intifada palestinienne, le Hezbollah ainsi que ses commandos suicides ont envahi le proche orient avec les conséquences malheureuses que l&#8217;on connaît.</p>
<p align="justify"> Puis, Alexandre Del Valle vient toucher un élément clef du système islamiste : l&#8217;Arabie Saoudite. De part son passé et sa constitution, l&#8217;Arabie est un exemple typique du totalitarisme vert dans tout ce qu&#8217;il possède de plus détestable. La Charia est appliquée à la lettre, et jusqu&#8217;en 1999, dire que la Terre est ronde était puni de mort. Inutile de parler de la condition de la femme, elle est considérée la-bas encore plus bas qu&#8217;un animal. L&#8217;Arabie Saoudite joue un rôle central, à la fois théologique et financier. Théologique car c&#8217;est la bas, à La Mecque, que s&#8217;accomplit chaque année le 5<sup>ème</sup> pilier de l&#8217;Islam : le pèlerinage. Financier, car le sol sacré du prophète regorge de pétrole, l&#8217;Arabie possèdant en effet les 1<sup>er</sup> réserves pétrolifères mondiales. Ainsi, l&#8217;Arabie possède toutes les cartes en main pour contribuer au djihad planétaire. La religion d&#8217;Etat de l&#8217;Arabie Saoudite est le wahhabisme. C&#8217;est la branche la plus dure, la plus rigoriste, la plus fondamentaliste et intégriste de l&#8217;islam sunnite. Mais l&#8217;Arabie Saoudite ne peut exister sans elle, car historiquement, c&#8217;est grâce à elle que le royaume fut fondé. Ainsi, l&#8217;autorité religieuse wahhabiste possède un pouvoir inimaginable. L&#8217;Arabie Saoudite maîtrise tous les instruments de propagande et se livre à une véritable wahhabisation du monde musulman, « de l&#8217;Afrique au nord de la Chine, en passant par les mosquées de France, d&#8217;Italie ou des États-Unis. » L&#8217;Arabie Saoudite est le pays natal de Ben Laden. Toutes les organisations islamistes, terroristes ou non, reçoivent un financement saoudien : des GIA, FIS, Hezbollah, Djihad islamique, Hammas, Tabligh, Jamiat, les Freres musulmans, Al-Quaïda jusqu&#8217;au financement direct de certains régimes totalitaires, comme celui des Talibans ou du Kosovo.</p>
<p align="justify"> Après l&#8217;Arabie Saoudite, Del Valle en vient au procès du pôle Indo-Pakistanais. Le Pakistant possède l&#8217;arme atomique et avant le 11 septembre, fut le grand refuge des Talibans. Et c&#8217;est bien cela que reproche Del Valle au Pakistan. En effet, le Pakistan semble tenir un double discours. Même si le Pakistan se défend de protéger toute mouvance islamiste que ce soit, beaucoup de spécialistes soupçonnent Islamabad la bien nommée d&#8217;abriter le célébrissime Oussama Ben Laden, le Che Guevarra du monde arabe. Le Pakistan abrite également de nombreux camps d&#8217;entraînement au djihad, et la plupart des organisations islamistes, européennes ou non, envoient leurs militants en stages au Pakistan. Le Pakistan contrôle également une organisation : le Tabligh, que Del Valle surnomme <em>les temoins de Jehovah d&#8217;Allah</em>. Cette organisation n&#8217;est pas dangereuse en apparence, mais n&#8217;existe pratiquement qu&#8217;en occident. Seulement, elle pratique une sorte d&#8217;islamisme rampant, à l&#8217;aide d&#8217;un prosélytisme dans tous les milieux. Écoles, collèges, lycées, prisons, cités, mosquées : le Tabligh effectue son œuvre, tentant de radicaliser les musulmans modérés ou de convertir ceux qui ne le sont pas encore. Le Tabligh trouve ses cibles dans les populations désoeuvrées. Ainsi, les terroristes Khaled Kelkal, Zacarias Moussaoui ou Djamel Loiseau furent fabriqués de toute pièce par le Tabligh.</p>
<p align="justify"> Après avoir dressé ce constat alarmant des usines de l&#8217;islamisme, Alexandre Del Valle tente d&#8217;analyser les rapport entre nos sociétés pluralistes et la géopolitique de l&#8217;islamisme. Del Valle se livre une fois de plus à un cours de théologie. Ainsi, on apprend que pour les islamistes, le monde est divisé en deux : la terre d&#8217;islam et les demeures de la guerre. Ce dernier terme correspond aux nations non musulmanes. Le Coran ne prévoit pas de paix entre ces deux parties, si ce n&#8217;est lors de l&#8217;achèvement du projet, c&#8217;est-à-dire l&#8217;extension de la terre d&#8217;islam au monde entier. Il est formellement interdit à un musulman de résider dans les demeures de la guerre. Cependant, en vertu de principe de <em>darura</em> (nécessité), il est autorisé à un musulman de briser les principes sacrés. La charia autorise donc  le séjour d&#8217;un musulman en terre impie mais à la condition <em>sine qua none</em> que le musulman puisse pratiquer l&#8217;islam comme en terre d&#8217;islam. Autrement dit, cela signifie l&#8217;exportation de la charia. Bien heureusement, la plupart des immigrés de confession musulmane se contentent d&#8217;une pratique modérée, souvent compatible avec nos valeurs et principes républicains. Mais certaines revendications identitaires, sous leurs allures modérées, sont dictées par les puissances islamistes citées plus haut, et les musulmans dit modérés deviennent ainsi, souvent à leur insu, des instruments du djihad planétaire.</p>
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<p align="justify"> La suite logique de cette argumentation amène ensuite Del Valle a un exposé sur les différentes stratégies de conquête du totalitarisme islamiste. Ces stratégies qu&#8217;il énonce ne sont pas à proprement parler des stratégies militaires. Non, Del Valle parle ici de la tendance totalitariste checkiste. En effet, Del Valle divise le totalitarisme islamiste en deux branches : la djihadiste, qui est celle du terrorisme, et la checkiste, qui tend à changer la société ambiante par conciliation. Del Valle commence par nous parler des revendications communautaires, qu&#8217;il surnomme <em>la strategie du faible au fort</em> : « afin de réussir la réislamisation ou le maintien dans l&#8217;islam orthodoxe des musulmans ayant quitté la maison de l&#8217;islam, les grands pôles de l&#8217;islamisme escomptent dans un premier temps encadrer et instrumentaliser les communautés musulmanes issues de l&#8217;immigration dont on doit empêcher à tout prix l&#8217;intégration aux mœurs impies de la maison de la guerre. » Les organisations contrôlée par l&#8217;Arabie Saoudite et le Pakistan, ainsi que les Frères musulmans, utilisent leurs réseaux afin de pousser les communautés musulmanes immigrés à demander à l&#8217;Etat d&#8217;accorder des concessions identitaires. Ainsi, on trouve parmi ces revendications des choses aussi diverses que : l&#8217;Etat devrait déclarer férié les fêtes de Fitr et de l&#8217;Ahda, les travailleurs musulmans devraient avoir le droit d&#8217;interrompre le travail pour leurs prières, l&#8217;éducation nationale devraient interdire la mixité des sexes ainsi qu&#8217;exclure certains ouvrages offensant l&#8217;islam, autoriser le port du voile et dispenser les filles de certains cours, l&#8217;Etat devrait aussi inclure des quotas dans l&#8217;administration, la juridiction de l&#8217;Etat accueillant devrait s&#8217;adapter à la charia et ainsi permettre des choses telles que la polygamie, l&#8217;Etat devrait également à terme accorder aux communautés des immunités juridiques et territoriales, l&#8217;Etat doit également intégrer la spécificité institutionnelle et fiscale de l&#8217;islam ainsi que de permettre de créer des partis politiques islamiques. Même si certaines de ces revendications paraissent tout à fait légitimes, et Del Valle le reconnaît, car elle font parti intégrante du droit de pratiquer librement sa religion, il saute aux yeux que d&#8217;autres revendications sont à caractère purement totalitaire.</p>
<p align="justify"> Del Valle montre egalement comment la tendance chekiste emprunte parfaitement la rhétorique utilisée par les mouvances de gauche et d&#8217;extrême gauche, qui est la stratégie victimiste. Del Valle surnomme ceci <em>la guerre des représentations</em>, un terme fort, mais qui reflète bien son idée : « le stratagème utilisé consiste à faire naître un sentiment de culpabilité, mais également un véritable climat d&#8217;autocensure obtenu aux termes de campagnes d&#8217;intimidation et de revendications victimaires. Les islamistes jouent particulièrement sur la figure minoritaire persécutée et brimée <em>a priori</em> par la majorité intolérante. » Les propagandistes de l&#8217;islamisme développent l&#8217;idée centrale selon laquelle les sociétés européennes, et la République laïque française seraient <em>islamophobes</em>, brimeraient les communautés musulmanes immigrées, développant une sorte de racisme anti-islamique. Les islamistes sont entre autre, relayés par les partis de gauche et d&#8217;extrême gauche, idéologiquement prédisposés à relayer une telle stratégie culpabilisante et en quête de nouveaux prolétaires opprimes.</p>
<p align="justify"> Puis Del Valle introduit une notion énoncée 50 avant lui par le philosophe allemand Leo Strauss : la <em>reductio ad hitlerum</em>. Ce concept est purement rhétorique et peut se résumer ainsi : « qu&#8217;Hitler ait partagé une opinion ne suffit pas à la réfuter. » Ainsi, il s&#8217;agit de condamner tous ceux qui s&#8217;emploient à disqualifier et à démoniser leur interlocuteur en amalgamant de façon malhonnête et abusive les idées qu&#8217;ils réfutent. C&#8217;est une rhétorique purement sophiste : Hitler aimait les chiens, X aime aussi les chiens, donc X est un disciple d&#8217;Hitler. Cette stratégie n&#8217;est ni plus ni moins que du <em>terrorisme intellectuel</em> et est employée abondamment par les islamistes. Ainsi, les islamistes n&#8217;hésitent pas à amalgamer, comparant ainsi le sort tragique des juifs lors de la seconde guerre mondiale, au leur. Ils accusent l&#8217;occident d&#8217;une nouvelle Shoah, mais touchant cette fois-ci leur communauté, et justifient souvent leurs accusations par le problème israélo-palestinien. Toujours dans cette stratégie de terrorisme intellectuel, Del Valle introduit ensuite le concept de <em>substitution de mémoire</em>, et montre comment les islamistes tentent de retourner la situation et de culpabiliser « l&#8217;homme blanc », coupable du drame de la situation actuelle, car elle correspond aux conséquences direct des siècles de colonisation. L&#8217;occident est donc redevable au peuple arabe, et c&#8217;est pourquoi il doit céder sur certains points.</p>
<p align="justify"> Del Valle va ensuite étudier comment les médias sont utilisés et instrumentalisés par les organisations islamistes. Les innombrables affaires du voile montrent comment ces organisations tentent d&#8217;instrumentaliser les communautés, et comment des associations tel que SOS Racisme sont elles aussi utilisées à leur insu lorsque celles-ci crient au « racisme » lorsque des établissements scolaires refusent le port du voile à une musulmane, ou lorsque ces même établissements ne proposent pas de repas alternatif sans porc.</p>
<p align="justify"> Et puis Del Valle ne peut s&#8217;empêcher de nous raconter l&#8217;affaire Rushdie. La fatwa que Khomeyni a imposé à l&#8217;écrivain lors de la sortie des Versets sataniques en 1989, mettant sa tête à prix, à ainsi marqué le début d&#8217;une nouvelle censure ou même, d&#8217;une pénalisation du blasphème. Lorsque Khomeyni a proposé cette fatwa, il fut applaudi par la totalité du monde musulman. En occident, les associations islamistes ont organisé de multiples manifestations attirant des centaines, même des milliers de participants, parfois même non-musulmans, revendiquant l&#8217;interdiction pure et simple du livre. D&#8217;après un sondage paru en juillet 1990, on apprend que 42% des musulmans anglais appuyèrent la fatwa appelant à tuer Rushdie, ce qui montre combien la situation est alarmante. Mais cette condamnation de l&#8217;ouvrage de Rushdie a également marqué le départ d&#8217;une nouvelle ère : ainsi, les organisations islamistes instrumentalisent les parents d&#8217;élèves musulmans ainsi que les élèves musulmans eux-mêmes, pour que ceux-ci refusent d&#8217;étudier Voltaire ou Dante. Del Valle n&#8217;a pas peur de qualifier ceci de <em>nouvelle inquisition</em>.</p>
<p align="justify"> Del Valle dénonce ensuite la lutte contre l&#8217;islamophobie, qu&#8217;il qualifie de <em>strategie autoprotectrice des islamistes</em>. Il dénonce aussi les mouvements de gauche et d&#8217;extrême gauche qu&#8217;il accuse de relayer cette rhétorique. L&#8217;islamophobie, rappelle Del Valle, se décline d&#8217;après les islamistes en plusieurs modalités : affirmer que l&#8217;islam est une culture fondamentalement différente de la civilisation occidentale, dire que l&#8217;islam est violent, menaçant, enclin au terrorisme, dire que les musulmans sont manipulateurs, qu&#8217;ils utilisent leur foi à des fins politiques ou militaires. Comme le montre Del Valle, il est intéressant de montrer que si le seul fait de dénoncer les formes islamiques d&#8217;intolérance est de l&#8217;islamophobie, alors cela donne automatiquement crédit aux islamistes de fustiger l&#8217;intolérance occidentale, et de se placer en victimes.</p>
<p align="justify">	Puis, Del Valle attire notre attention sur un sujet souvent présenté comme anodin : la nourriture Hallal. En effet, Del Valle s&#8217;empresse de nous rappeler que les seuls réels interdits coraniques concernent en fait uniquement le porc et l&#8217;alcool. Ainsi, Del Valle, à la manière d&#8217;un sociologue, nous montre comment les mœurs des communautés musulmanes, en particulier des jeunes, ont curieusement évolués durant ces vingts dernières années. Alors qu&#8217;avant les revendications se limitaient à la seule non consommation de porc dans les collectivités, on observe maintenant un rejet pour toutes les viandes non-hallal. Cela concerne les restaurants scolaires, mais aussi les fast-food, où l&#8217;on constate une recrudescence de la consommation de hamburger au poisson. Del Valle nous apprend également que dans l&#8217;agglomération lyonnaise, un inspecteur d&#8217;académie a dû supprimer les goûters pour la totalité des enfants des écoles parce que des familles musulmanes travaillées par des islamistes avaient voilement protesté contre le fait que certains biscuits contenaient des graisses animales illicites.</p>
<p align="justify">	Après avoir dressé ce constat, Del Valle pose la question de la future existence aujourd&#8217;hui plus que probable de partis politiques islamistes européens. Del Valle montre ainsi comment beaucoup d&#8217;association d&#8217;extrême gauche sont infiltrées car celles-ci croient voir dans le radicalisme islamiste un formidable levier de déstabilisation de l&#8217;Etat bourgeois, ce qui rejoint la thèse de la convergence des totalitarismes. Del Valle nous cite aussi les antécédents de tentatives, parfois réussies, de création de partis islamiques en occident. Ainsi, on apprend qu&#8217;en 1990 le PMF, le Parti des Musulmans de France, formidable relais de la voie des Frères musulmans, a été créé en Alsace. Qu&#8217;en Belgique, en novembre 1999 a été créé le parti Nour (la lumière) et qu&#8217;en Italie existe le PI, le Parti de l&#8217;Islam.</p>
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<p align="justify">	Puis viens le chapitre 7, où Del Valle liste un constat accablant de la percée islamiste en occident, que ce soit en Europe ou aux États-Unis. Nous ne rentrerons que très sommairement dans les détails, car cette partie constitue le plus gros chapitre du livre. Détail frappant : on remarque que aucun État n&#8217;est réellement épargné. Bien sûr, la pénétration islamiste n&#8217;est pas aussi forte dans tous les pays.</p>
<p align="justify">	Del Valle commence par étudier la géopolitique islamiste du Royaume-Uni où il pointe du doigt le modèle communautariste anglais. On apprend ainsi que la Grande Bretagne constitue le refuge des islamistes du monde entier et qu&#8217;il constitue le Fief européen de la mouvance salafiste de Ben Laden. Que c&#8217;est également de Londres que l&#8217;affaire des Versets Sataniques a été en premier relayée. Que Omar Bakri Mohamed, récemment arrêté, proposait des cours de djihad dans des salles clandestines au cœur même de Londres.</p>
<p align="justify">	Puis Del Valle oppose le modèle Français, anti-communautaire et intégrateur par excellence. La France avec ses 6000 mosquées et ses cinq millions de musulmans est le premier État musulman de l&#8217;Union Européenne, et le second d&#8217;occident derrière les États-Unis qui en comprend six millions cinq. On voit alors que l&#8217;islam français est totalement contrôlé par l&#8217;Arabie Saoudite et le Maroc. La mosquée de Lyon a d&#8217;ailleurs été financée à hauteur de 3 200 000 €, et est donc bien entendu d&#8217;influence salafiste-wahhabite. On comprend également pourquoi et comment la viande hallal est si importante en France : l&#8217;Hexagone est le premier producteur mondiale de viande hallal et cent cinquante mille tonnes sont exportées chaque années vers la Turquie, l&#8217;Arabie Saoudite, le Yémen, le Qatar, l&#8217;Égypte et l&#8217;Iran. Quand on sait que seules les mosquées sont habilitées à la production de viande hallal, et que celles-ci perçoivent un droit de parfois près d&#8217;un euro par kilo de viande vendu, on comprend pourquoi les organisations musulmanes tiennent tant à ce que les communautés musulmanes consomment de la viande hallal. Del Valle dénonce ensuite le travaille de fond des témoins de Jehovah d&#8217;Allah : le Tabligh. Cette association effectue un travail considérable sur les populations désoeuvrées, que cela soit dans les banlieues, l&#8217;univers carcéral, les mosquées ou les écoles. C&#8217;est ainsi que chaque année, des centaines de jeunes français, parfois non issus de l&#8217;immigration, sont envoyés en stage au Pakistan, avant d&#8217;aller servir la cause islamiste soit lors de leur retour en occident, soit en Palestine.</p>
<p align="justify">	L&#8217;Allemagne quant à elle, de part son modèle fédéral, est selon Del Valle un endroit très favorable au développement de la pratique islamiste. En effet, une loi fondamentale de la constitution allemande impose aux élèves de disposer d&#8217;un enseignement religieux obligatoire dans les écoles publiques. Les organisations islamistes se sont engouffrées dans cette faille juridique, imposant ainsi une sorte d&#8217;école coranique pour concurrencer l&#8217;enseignement religieux déjà existant au sein même de la démocratie allemande. Del Valle nous apprend ensuite que 90% des musulmans allemands sont d&#8217;origine turque, et que l&#8217;Allemagne a accordé un très grand pouvoir aux associations islamistes turques, souvent très nostalgiques de l&#8217;époque du califat, sur le contrôle de l&#8217;islam allemand.</p>
<p align="justify">	Pour ce qui est de l&#8217;Italie, on voit que s&#8217;est plus en tant que symbole que celle ci est visée par le totalitarisme islamiste. En effet, le Vatican est une cible privilégiée de toute les attaques.</p>
<p align="justify"><strong>Quatrième de couverture</strong></p>
<p align="justify">Un an après les attentas du 11 septembre le bilan de la lutte conte le totalitarisme islamiste est accablant. Malgré le succès de l&#8217;opération Liberté immuable et le renversement du régime des Talibans en Afghanistan, la nébuleuse terroriste Al-Qaida est demeurée pratiquement intacte, Oussama Ben Laden reste introuvable et les principaux membres de l&#8217;organisation ont réussi à s&#8217;enfuir au Pakistan, dans les Balkans, en Indonésie, dans les pays du Golfe, et même en Europe, où ils réorganisent les réseaux et recrutent leurs prédicateurs.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Enquête minutieuse à l&#8217;appui, Alexandre Del Valle dresse un état des lieux inquiétant de la pénétration islamiste en Europe et aux États-Unis. Dépendants du lobby pétrolier du Golfe, muselés par le <em>politiquement correct</em> et dupés par la rhétorique victimiste et communautariste des organisations islamistes, les dirigeants occidentaux ont échoué dans leur lutte contre le terrorisme. Les fidèles de Ben Laden étendent peu à peu leur emprise, usant de la stratégie subversive propre aux mouvements révolutionnaires. En analysant avec précision les ressorts de ce nouveau totalitarisme, l&#8217;auteur lève le tabou majeur de l&#8217;<em>islamiquement correct</em>, et démontre à quel point les démocraties sont suicidaires lorsqu&#8217;elles accordent la liberté d&#8217;expression aux ennemis de la Liberté.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Professeur de géopolitique à l&#8217;Ecole de guerre économique et collaborateur à de nombreuses publications, Alexandre Del Valle est l&#8217;auteur de plusieurs essais traitant des relations internationales et de l&#8217;islamisme, dont le très remarqué <em>Guerres conte l&#8217;Europe</em>.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="center"><strong>TABLE DES MATIERES</strong></p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="justify">Chapitre 1. <strong>Les leçons de l&#8217;après-Manhattan</strong></p>
<ol>
<li>
<p align="justify">Les 	effets de la terreur islamiste, entre peur et fascination</p>
</li>
<li>
<p align="justify">La 	plus grande opération de marketing islamiste depuis la 	révolution iranienne</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Du 	syndrome de Stockolm&#8230;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">&#8230; à 	&laquo;&nbsp;l&#8217;islamiquement correct&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Plus 	qu&#8217;un simple intégrisme, le III<sup>e</sup> totalitarisme</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	premier &laquo;&nbsp;totalitarisme exotique&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	biais communautaire et multiculturaliste : cheval de Troie de 	l&#8217;offensive islamo-totalitaire contre les démocraties</p>
</li>
</ol>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Chapitre 2. <strong>Les fondements théologiques et canoniques du totalitarisme islamiste</strong></p>
<ol>
<li>
<p align="justify">Mahomet, 	prophète éclairé ou référence 	suprême des islamistes ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Violence 	et djihad : expressions du totalitarisme islamique</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	Coran « parfait et intouchable », fondement 	premier de la loi islamique</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Un 	système juridique théocratique et totalitaire</p>
</li>
<li>
<p align="justify">La 	fermeture des « portes de l&#8217;<em>ijtihad</em> » 	ou les origines lointaines de l&#8217;islamisme</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;échec 	du réformisme et la victoire des islamistes</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	sort tragique des musulmans libéraux et modernistes</p>
</li>
</ol>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Chapitre 3. <strong>Ordre islamique et sociétés ouvertes : deux systèmes irréductibles</strong></p>
<ol>
<li>
<p align="justify">Les 	droits de l&#8217;homme subordonnés aux « droits 	d&#8217;Allah »</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Les 	trois inégalités fondatrices du totalitarisme 	islamiste : femmes/hommes, non-musulmans/musulmans, esclaves/maîtres</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	voile islamique : symbole de soumission de la femme</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;inégal 	accès au travail, à l&#8217;héritage et au témoignage</p>
</li>
<li>
<p align="justify">La 	justification de l&#8217;esclavage et des châtiments corporels</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;infériorité 	des non-musulmans et des mécréants</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	rejet de la liberté de conscience et d&#8217;expression</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	refus de la laïcité et de la démocratie libérale</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	choc de deux civilisations universalistes</p>
</li>
</ol>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Chapitre 4. <strong>Le III</strong><sup><strong>e</strong></sup><strong> totalitarisme</strong></p>
<ol>
<li>
<p align="justify">La 	<em>oumma</em> ou le <em>lebensraum</em> planétaire des 	islamistes</p>
</li>
<li>
<p align="justify">« L&#8217;Ur-fascisme » 	ou « fascisme vert » : le totalitarisme 	réactionnaire par excellence</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Vert-brun-rouge, 	similitudes ou convergences totalitaires ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">La 	judéophobie : thème central de l&#8217;islamisme et point de 	convergence des totalitarismes</p>
</li>
<li>
<p align="justify">De 	l&#8217;inhumanité des non-musulmans à la nouvelle solution 	finale des insoumis</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	racisme progressiste, tiers-mondiste et exotique du totalitarisme 	islamiste</p>
</li>
</ol>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Chapitre 5. <strong>Les grands pôles mondiaux du totalitarisme islamiste</strong></p>
<ol>
<li>
<p align="justify">L&#8217;organisation 	des Frères musulmans</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Les 	ramifications des Frères musulmans dans le monde et en 	Occident</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	pôle chiite-iranien ou le rôle fondateur de la 	révolution khomeyniste de 1979</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Islamisme, 	services secrets et terrorisme</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	Hezbollah international</p>
</li>
<li>
<p align="justify">La 	« hezbollahisation » de l&#8217;islamisme 	palestinien</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Les 	connexions paradoxales chiites-sunnites et arabo-iraniennes</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;Arabie 	Saoudite ou le premier État islamiste</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	lobby islamiste wahhabite mondial</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Les 	« ONG d&#8217;Allah »</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Salafisme 	et wahhabisme : références et incarnations suprêmes 	du totalitarisme islamiste</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	pôle indo-pakistanais</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	Jamiat ou le pendant pakistanais des Frères musulmans</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	Tabligh : les « Témoins de Jéhovah » 	de l&#8217;islamisme</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	Pakistan, parrain de l&#8217;école deobandie et du totalitarisme 	taliban</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	« syndrome indo-pakistanais » ou le refus du 	pouvoir infidèle, du Cachemire à l&#8217;Europe</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Les 	sociétés pluralistes face à la géopolitique 	totalitaire de l&#8217;islam classique</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;exil 	volontaire des musulmans en &laquo;&nbsp;terre infidèle&nbsp;&raquo;</p>
</li>
</ol>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Chapitre 6. <strong>Les stratégies de conquête du totalitarisme islamiste</strong></p>
<ol>
<li>
<p align="justify">Les 	revendications communautaires ou « la stratégie du 	faible ou fort »</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Stratégie 	victimiste et « guerre des représentations »</p>
</li>
<li>
<p align="justify"><em>Reduction 	ad hitlerum</em> : cœur de la guerre des représentations</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Substitution 	de mémoire, islamophilie et stratégie communautariste</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Scandales 	médiatiques et stratégies victimistes : les 	revendications communautaires par les épreuves de forces</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Les 	récurrentes affaires du voile</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;affaire 	Rushdie</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Vers 	le rétablissement de la censure et de la pénalisation 	du blasphème ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">La 	lutte contre l&#8217;islamophobie ou la stratégie autoprotectrice 	des islamistes</p>
</li>
<li>
<p align="justify">De 	l&#8217;interdiction de Voltaire ou de Dante à la nouvelle 	inquisition verte</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Omerta 	islamique à l&#8217;ONU</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Droits 	d&#8217;exception communautaires et immunités territoriales, la 	mutation communautariste</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	financement public des associations islamistes : le détournement 	de la loi de 1901</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;abattage 	rituel de la nourriture <em>hallal</em> : la spirale des 	revendications</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Recul 	de la consommation du porc et introduction progressive de la charia</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Polygamie 	et statut personnel</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Vers 	l&#8217;application de la charia au sein des démocraties 	occidentales ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Vers 	des partis politiques islamistes européens ?</p>
</li>
</ol>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Chapitre 7. <strong>États des lieux de la percée islamiste en Occident</strong></p>
<ol>
<li>
<p align="justify">La 	Grande-Gretagne : avant-garde du totalitarisme islamiste en Europe</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Première 	grande victoire : les revendications en matière d&#8217;éducation</p>
</li>
<li>
<p align="justify">De 	l&#8217;affaire des <em>Versets sataniques</em> à l&#8217;« <em>intifada</em> » 	des musulmans anglais</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;institutionnalisation 	de l&#8217;islamisme radical anglais</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Londres, 	terre de refuge des islamistes du monde entier</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	fief européen de la mouvance salafiste d&#8217;Oussama Ben Laden</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	Hizb ut-Tahrir ou le « rétablissement du califat 	mondial »</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Des 	cours de djihad à Londres</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;islam 	de France : la laïcité face au communautarisme</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	leadership contesté de la mosquée de Paris</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Concurrence 	autour du contrôle lucratif de la viande <em>hallal</em></p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;introuvable 	« CRIF musulman » de France</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	leadership grandissant des Frères musulmans</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	travail de terrain des « Témoins de Jéovah 	de l&#8217;islam »</p>
</li>
<li>
<p align="justify">« Piétisme » 	ou djihad ? Le double jeu du Tabligh</p>
</li>
<li>
<p align="justify">La 	France et l&#8217;Europe, bases arrières du terrorisme</p>
</li>
<li>
<p align="justify">De 	Lionel Dumont à Djamel Loiseau : les « Gaulois 	d&#8217;Allah »</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Les 	prisons, lieux privilégiés du prosélytisme 	islamiste</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;Allemagne 	: cadre juridique et administratif particulièrement favorable</p>
</li>
<li>
<p align="justify">La 	prédominance d&#8217;organisations fondamentalistes et islamistes</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Allemagne, 	terre d&#8217;asile politique</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;Italie 	et le Vatican : cœur symbolique et spirituel de « l&#8217;Occident 	croisé » et terrain de conquête privilégié 	des islamistes</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Rome, 	future capitale de l&#8217;islam européen ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	projet « d&#8217;entente » avec l&#8217;Etat italien et le 	dynamisme inégalé des Frères musulmans</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	rôle majeur des convertis</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	retour du terrorisme en Italie</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Les 	connexions terroristes &laquo;&nbsp;rouge-vert&nbsp;&raquo;</p>
</li>
<li>
<p align="justify">La 	Belgique et les Pays-Bas : contexte institutionnel unique et 	mainmise quasi totale des islamistes</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Quand 	des islamologues et des convertis belges justifient les actions 	terroristes du GIA</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Du 	communautarisme dévoyé aux bases arrières du 	GIA</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Les 	Pays-Bas et la politique communautariste des « piliers »</p>
</li>
<li>
<p align="justify">La 	Suède et le Danemark : terres d&#8217;asile et de liberté 	sans limites</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	rôle institutionnel prééminent de l&#8217;Arabie 	Saoudite</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	rôle mythique et symbolique d&#8217;Al-Andalus et les « convertis » 	islamistes</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;Association 	pour le retour de l&#8217;Andalousie à l&#8217;islam ou 	l&#8217;antichristianisme « islamo-gauchiste »</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Un 	État islamiste fermé en plein cœur de l&#8217;Andalousie ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Al-Mourabitoun 	ou l&#8217;islamisme « brun-rouge »</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;Espagne, 	plaque tournante et point d&#8217;entrée des réseaux 	terroristes en Europe</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;islam 	balkanique : naissance d&#8217;Etats musulmans européens ou abcès 	de fixation islamo-terroriste ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	wahhabisme saoudien et les « ONG d&#8217;Allah » au 	service du djihad</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Mobilisation 	européenne pour le djihad en Bosnie : nouvelle guerre 	d&#8217;Espagne ou d&#8217;Afghanistan des années 1990 ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	nationalisme « grand-albanais » et l&#8217;islamisme 	international</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Albanie, 	Kosovo, Macédoine : irrédentisme albanophone, mafia 	albanaise et islamo-terrorisme</p>
</li>
<li>
<p align="justify">La 	poussée wahhabite dans l&#8217;espace ex-soviétique</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Islamisme 	et « national-bolchevisme », ou les connexions 	rouge-brun-vert en Russie</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;axe 	Moscou-Washington-Paris-Berlin : le Grand Occident réunifié 	ou la fin de la guerre froide</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Les 	États-Unis : Grand Satan ou terrain d&#8217;action privilégié 	du prosélytisme islamiste ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;islam 	« africain-américain », de l&#8217;hérésie 	racialiste de la Nation of Islam au retour à l&#8217;orthodoxie 	islamique</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Les 	musulmans des communautés immigrées</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Les 	deux priorités du lobby islamique américain : lutter 	contre « l&#8217;islamophobie » et contrebalancer le 	« lobby juif »</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Les 	États-Unis, le plus grand bastion de l&#8217;islam radical en 	Occident !</p>
</li>
</ol>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Chapitre 8. <strong>«</strong> <strong>L&#8217;islamiquement correct » ou le suicide philosophique des démocraties occidentales</strong></p>
<ol>
<li>
<p align="justify">De 	la « crise de la conscience européenne » 	à la nouvelle trahison des clercs ?</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	mythe de la tolérance de l&#8217;islam andalou</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	mythe parallèle de la dette occidentale vis-à-vis de 	la philosophie arabo-musulmane</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Du 	mythe du « bon sauvage » à l&#8217;Oriental 	raffiné de l&#8217;<em>Encyclopédie</em></p>
</li>
<li>
<p align="justify">Islamologues 	et islamophiles chrétiens</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	« dialogue islamo-chrétien » en 	question, du concile Vatican II à Jean-Paul II</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Quand 	l&#8217;Église catholique vole au secours de l&#8217;islam</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le 	lieu commun du soufisme comme islam tolérant et œcuménique, 	et son rôle central dans le processus de conversion à 	l&#8217;islam en Occident</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;influence 	centrale de la pensée de René Guénon et du 	soufisme guénonien</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;islam 	comme solution à la décadence de l&#8217;Occident ou le 	message posthume de Guénon</p>
</li>
<li>
<p align="justify">L&#8217;unité 	des religions, thème central du prosélytisme islamique 	: du soufisme guénonien à l&#8217;islamisme radical</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Soufisme, 	islamisme et néonazisme</p>
</li>
</ol>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Chapitre 9. <strong>La crise des démocraties ou la nouvelle tentation totalitaire</strong></p>
<ol>
<li>
<p align="justify">La 	vulnérabilité géopolitique</p>
</li>
<li>
<p align="justify">La 	vulnérabilité intellectuelle et philosophique des 	démocraties occidentales</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Communautarisme 	et multiculturalisme <em>versus</em> pluralisme démocratique</p>
</li>
<li>La 	nouvelle crise de la conscience européenne et la tentation 	totalitaire</li>
</ol>
<div class="amtap-item" lang="fr" xml:lang="fr"><a href="http://www.amazon.fr/Totalitarisme-islamiste-%C3%A0-lassaut-d%C3%A9mocraties/dp/2845450583%3FSubscriptionId%3D0QRNS5H9PFYMFN93NA82%26tag%3Dmor0d-21%26linkCode%3Dxm2%26camp%3D2025%26creative%3D165953%26creativeASIN%3D2845450583"><img src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/41WA78KWESL._SL110_.jpg" width="69" height="110" alt=""/></a><br />
<h3><a href="http://www.amazon.fr/Totalitarisme-islamiste-%C3%A0-lassaut-d%C3%A9mocraties/dp/2845450583%3FSubscriptionId%3D0QRNS5H9PFYMFN93NA82%26tag%3Dmor0d-21%26linkCode%3Dxm2%26camp%3D2025%26creative%3D165953%26creativeASIN%3D2845450583">Le Totalitarisme islamiste à l&#8217;assaut des démocraties</a></h3>
<p class="author">Alexandre Del Valle.					Editions des Syrtes 2002, 					Broché,				480 pages,				&#8364;&#160;20,90</p>
</div>
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	</channel>
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